Les supporteurs niçois insultent Daesh, l’arbitre leur demande de se taire !

Lors du match Nice – Lyon, une scène marquante s’est produite lorsque les spectateurs du stade ont lancé des insultes contre Daech, le groupe terroriste responsable de multiples attaques dont le tragique attentat de Nice, qui avait fait 86 morts, le 14 juillet 2016.

Cet acte a été un cri de colère et de solidarité après des événements tragiques liés à des attentats en France. Les supporters niçois ont voulu manifester publiquement leur rejet de l’extrémisme par des chants virulents à l’encontre de Daech, dans un stade bien rempli, où l’émotion était palpable.

​L’intervention lunaire de l’arbitre

Face à ces insultes collectives, l’arbitre du match est intervenu et a demandé par haut-parleur aux supporters de se taire. Officiellement, cette demande visait à préserver le bon déroulement de la rencontre et à éviter tout débordement ou propos qui auraient pu être sanctionnés par les instances du football. Ce rappel à l’ordre a été reçu diversement : certains supporters se sont calmés, d’autres ont continué à scander leurs messages, estimant qu’il s’agissait d’une prise de position citoyenne plutôt que d’un acte répréhensible.

« Daesh, Daesh, on t’encule ! »

Ce type d’incident traduit l’émotion et la tension présentes lors des matchs qui font suite à des attentats. Les stades sont parfois le théâtre de réactions collectives, avec des chants, des messages ou des gestes en soutien aux victimes ou en opposition aux responsables des attaques. L’arbitre, chargé de garantir un climat serein, doit alors gérer la frontière entre liberté d’expression populaire et respect des règles. Ce moment à Nice reste gravé comme une séquence symbolique de la réaction du public sportif face aux actes de terrorisme. Les supporteurs de l’OGC Nice rendent hommage aux 86 victimes à la 86e minute de chaque rencontre à domicile. En l’occurrence, ils ont scandé « Daesh, Daesh, on t’encule ! ». Assez vulgaire, certes, mais un moment de partage et de solidarité, néanmoins, que l’arbitre Jérôme Brisard n’a pas saisi !