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Les stats envoient le FC Nantes en barrage

Remy CABELLA (Photo by Dave Winter/FEP/Icon Sport)

À 17 points après 23 journées, le FC Nantes rêve d’un sursaut après son succès 2-0 face au Havre, mais les modèles prédictifs sonnent l’alerte : 68,9% de chances de relégation directe (17e ou 18e), 22,2% pour le barrage et un maigre 8,9% de maintien automatique. À un point d’Auxerre mais six derrière Paris FC, les Canaris doivent opérer un miracle en 15 journées.

La victoire au Stade Océane, marquée par un csc opportuniste et un penalty de Ganago, a stoppé l’hémorragie de cinq défaites. Pourtant, le tableau reste cruel : 17e avec un goal-average catastrophique (-16), Nantes traîne une inefficacité chronique – 0,96 but par match – et un bilan domicile famélique (2 victoires en 11). Ahmed Kantari, dont le sort dépend du salut en L1, a galvanisé La Beaujoire : « Il y a 24 heures, on était au fond du trou. » Waldemar Kita, fidèle à ses primes choc (200 000 € doublées), tente de ranimer un vestiaire au bord du naufrage.

Le couperet des stats : 17e place, issue la plus probable

Les chiffres ne pardonnent pas. Selon les simulations Opta/LFP post-J23, le barrage (16e place, seuil ~33-35 pts) émerge comme l’horizon le plus tangible à 22,2%, devant la descente aux enfers (68,9%). Un maintien direct ? Une utopie à 8,9%, jamais réalisée par une équipe à +6 pts de retard à ce stade depuis 1995. Le calendrier offre une bouffée : Lille à l’extérieur, puis Toulouse, Angers et Montpellier, classés winnables. Mais face à PSG et OM, la marge d’erreur est nulle.

Kantari mise sur une défense ressoudée – première clean sheet depuis des lustres – et l’appel aux supporters pour transformer La Beaujoire en forteresse. Sans renforts offensifs après un mercato bredouille et Ganago incertain, les Jaune-et-Noir doivent doubler leur cadence (1,1 pt/match requis). Le 17e rang, barrage contre L2, se profile comme le scénario dominant : à un cheveu d’Auxerre, Nantes peut encore grappiller, mais le moindre faux-pas face à Lille dimanche scellera-t-il le destin ? Kita retient son souffle, les Canaris jouent leur survie.

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