Nicolas Anelka va évoluer entre octobre et décembre en Inde, au Mumbai FC. Une pige exotique aux côtés d’autres anciennes gloires du ballon rond qui vient s’ajouter aux choix de carrière pas toujours réussis du bad boy du football français.

Son départ du PSG (1997)
La carrière de Nicolas Anelka débute par une première polémique. A 18 ans et après dix matches de Ligue 1 dans les jambes, le prodige prend la décision de quitter le PSG à l’été 1997. Lancé par Luis Fernandez la saison précédente, celui qui ne sera pas retenu pour la Coupe du monde 1998 n’a pas la même confiance sous les ordres de Ricardo, qui l’utilise avec parcimonie. De quoi le pousser à devenir l’un des symboles de ces jeunes footballeurs tentant leur chance à l’étranger. Aidé par les règlements, Arsenal ne verse que 5 millions de francs à l’époque (700 000€) pour le transfert de l’attaquant.

Son passage au Real Madrid (1999-2000)
Star à Highbury, Anelka prend la décision de quitter Arsenal après sa première vraie saison dans la peau d’un titulaire, auréolée de 17 buts en Premier League. Lassé par la pression des médias anglais, il est transféré pour 225 millions de francs au Real Madrid. Un choix qui s’avérera être un cuisant échec : mis au ban par les tauliers du vestiaire, pris pour cible par la presse en raison des résultats décevants du club et frustré de ne pas évoluer à la pointe de l’attaque, il refuse de s’entraîner et écope d’une suspension et d’une amende en mars. Son séjour espagnol se conclura sur une bonne note, avec une titularisation et une victoire en finale de la Ligue des champions (3-0 contre Valence), mais avec 19 matches joués et 2 buts en Liga, les chiffres ne mentent pas : sa saison a été un cauchemar.

Son retour au PSG (2000-2002)
Trois ans après son départ, Anelka revient à Paris moyennant la somme record de 214 millions de francs (34,5 M€). Avec Peter Luccin, Stéphane Dalmat ou encore Edouard Cissé, d’autres banlieusards, le club de la capitale rate sa saison (9e). Anelka ne marque que 8 buts en L1 et se brouille avec Luis Fernandez, successeur de Philippe Bergeroo sur le banc. Les Guignols de l’info s’en donneront à coeur joie avec Nico et Luis, rendez-vous régulier pour se moquer de la relation des deux hommes. L’attaquant finira par être prêté six mois à Liverpool en janvier 2002 après une première partie de saison ridicule (12 matches, 2 buts). Un autre pari raté du joueur (20 matches, 4 buts en Premier League), définitivement transféré à l’été 2002 à Manchester City contre 20 M€. Une sacrée moins-value.

Son pari chinois raté (2012-2013)
Après des passages réussis à Manchester City, Fenerbahçe, Bolton et Chelsea, le bad-boy du football français se retrouve libre à l’issue de son contrat avec les Blues. A l’instar de son ami Didier Drogba, il tente l’aventure en Chine. Moyennant un gros chèque, il s’engage avec le Shanghai Shenhua. Une sacrée galère. Le club traverse une saison difficile et Anelka fait même une pige comme entraîneur-joueur durant sept matches (pour deux victoires). Sur le terrain, il ne se balade pas comme attendu et n’inscrit que deux petits buts malgré la faiblesse du championnat. Il ne va finalement pas au bout de son engagement, résilie son contrat et s’en va en janvier 2012.

Son passage à la Juventus Turin (2012)
Libre après son départ de Chine, Anelka s’engage à la surprise générale avec la Juventus Turin. Une pige lucrative de six mois (entre 600 000 et 1,2 M€ de salaire) largement critiquée en Italie en raison de la réputation de l’ancien international français. Encore plus au fil des mois à la vue de son bilan famélique : 43 minutes de jeu en deux apparitions en Serie A et une entrée de quelques minutes en Ligue des champions. Pas le temps de marquer et encore moins de justifier son arrivée au club, où il ne parvient pas à faire douter Mirko Vucinic, Fabio Quagliarella ou Alessandro Matri, ses concurrents en attaque. Il partira sur un titre de champion d’Italie et l’impression de n’avoir servi à pas grand chose…