Les deux géants de Manchester se disputent la perle de Porto

75 millions d’euros. C’est le prix affiché par Porto pour Alan Varela, qui pourrait devenir l’un des transferts les plus stratégiques de l’été 2026.

Et pour une fois, ce n’est pas un attaquant qui fait saliver l’Angleterre — c’est un milieu défensif argentin de 24 ans, discret, redoutable, et désormais dans le viseur des deux clubs mancuniens à la fois.

Le profil qui manque à tout le monde

Alan Varela n’est pas un nom que le grand public connaît encore. Il le connaîtra bientôt. Arrivé à Porto en août 2023 pour seulement 8 millions d’euros en provenance de Boca Juniors, l’Argentin s’est imposé en à peine deux saisons comme l’un des meilleurs récupérateurs d’Europe. Propre dans ses interventions, intelligent dans son placement, capable de casser les lignes par la passe — le profil idéal du milieu défensif moderne, celui qui fait exister les autres sans jamais voler la vedette.

Porto l’a compris avant tout le monde. Le club lusitanien a prolongé son contrat jusqu’en juin 2030 et fixé une clause libératoire à 75 millions d’euros. Message reçu cinq sur cinq par Galatasaray, qui s’est vu opposer une fin de non-recevoir après une offre à 32 millions en janvier dernier.

City cherche l’après-Rodri, United cherche l’après-Casemiro

C’est le journaliste spécialisé Ekrem Konur qui a révélé l’information le 29 avril : Manchester City et Manchester United ont tous deux coché le nom de Varela pour cet été. Les deux clubs l’auraient supervisé à plusieurs reprises cette saison, en Liga Portugal comme en Ligue des Champions.

Les motivations divergent, mais la logique est identique : les deux cadors mancuniens ont un trou béant au milieu de terrain à combler. Du côté de l’Etihad, Rodri sort d’une grave blessure au genou et son avenir reste incertain. Trouver un successeur naturel à l’Espagnol — Ballon d’Or 2024 — est devenu une priorité absolue pour Pep Guardiola. À Old Trafford, Casemiro est en fin de cycle, et l’ère post-Brésilien doit s’écrire dès maintenant. Varela coche toutes les cases pour les deux postes.

Un coût réel bien au-delà de 75 millions

L’obstacle est connu, et il est double. Porto ne négociera pas en dessous de la clause libératoire — la direction portugaise l’a démontré cet hiver face à Galatasaray, elle le répétera face à n’importe quel club. Mais ce n’est pas tout : un accord de 20 % sur la plus-value est dû à Boca Juniors sur toute revente. Concrètement, sur un transfert à 75 millions — soit une plus-value de 67 millions par rapport aux 8 millions initialement déboursés —, Boca empocherait environ 13 à 15 millions supplémentaires. Le coût réel pour l’acheteur s’approche donc des 90 millions d’euros, voire davantage selon la structure du deal.

Pour City ou United, ce n’est pas insurmontable. Mais ça transforme une opération déjà ambitieuse en engagement financier majeur.

La bataille avant la bataille

Aucun contact officiel n’a pour l’heure été confirmé par les clubs. On en est au stade de la surveillance, de la séduction à distance. Mais dans un marché des transferts où les grands profils de milieu défensif se raréfient, Varela représente une denrée rare : 24 ans, sous contrat long, déjà prouvé à haut niveau européen, et disponible — si tant est qu’on soit prêt à payer le prix fort.

La bataille entre City et United pour s’attacher ses services n’a pas encore commencé. Porto, lui, a déjà fixé les règles.