Les manifestations sportives mondiales comme les Jeux olympiques et la Coupe du Monde de football sont des évènements qui font vivre des moments inoubliables aux sportifs et à leurs supporters. Ces évènements sportifs posent cependant des défis environnementaux considérables qui font de plus en plus l’objet de débat public. Cette attention médiatique pousse les organisateurs de ces manifestations sportives à prendre des mesures pour réduire leur impact environnemental et les rendre plus viables.
Réduction de l’impact écologique des Jeux olympiques : des actions pleines de bonnes intentions
Depuis plusieurs années, l’argument écologique est un axe de communication pour les différents pays organisateurs ou les villes organisatrices de manifestations sportives comme les Jeux olympiques (JO). Lors de l’organisation des JO d’Hiver de 2010 à Vancouver, cette métropole canadienne a par exemple promis à son dépôt de candidature d’organiser les premiers Jeux « verts » de l’histoire de l’olympisme. Sur le site ayant hébergé les épreuves de patinage de vitesse, cet engagement s’est traduit par :
- l’utilisation de pin « récupéré » pour la construction du toit du bâtiment ;
- la mise en place d’un système de collecte et de réutilisation des eaux de pluie ;
- et la mise en place d’un système de réutilisation de la chaleur résiduelle.
D’autres éditions des JO ont emboité le pas aux Jeux olympiques de Vancouver de 2010 dans le cadre de la réduction de l’empreinte écologique liée à leur organisation. C’est le cas des JO de Londres 2012 qui ont la particularité d’avoir fait l’objet d’un vrai bilan carbone à l’issue de la compétition.
Pour cette édition, le cahier des charges a prévu une série de 76 objectifs parmi lesquels figurent la gestion durable de l’eau, le zéro déchet et la décarbonisation. Pour en savoir plus sur la décarbonisation, il est préférable de visiter des sites experts en élaboration de stratégies de réduction de gaz à effet de serre.
Réduction de l’impact écologique de la Coupe du monde de football : des actions avec des réussites et des échecs
Comme son homologue olympique, la Coupe du Monde de Football est une compétition qui a souvent fait l’objet de critiques quant à son empreinte écologique. Entre 2006 et 2022 par exemple, 5 éditions de cet évènement considéré comme étant la grande messe du football mondial se sont tenues. De ces 5 éditions, celle organisée en Allemagne en 2006 est souvent citée en exemple du fait de ses résultats concluants en matière d’écologie. Ses organisateurs ont pris plusieurs mesures dont le projet « Green Goal » qui s’est concrétisé par la réalisation de nombreux investissements écologiques dans le pays.
Contrairement au Mondial allemand, les éditions suivantes ont connu des résultats peu probants quant à leur impact écologique. Au Qatar en 2022 par exemple, malgré les efforts consentis et les mesures prises, cette édition a été marquée par l’émission d’une grande quantité de dioxyde de carbone (CO2).
Ce constat alarmant a poussé les instances ainsi que les clubs à revoir leurs politiques et à prendre des mesures capables de réduire l’impact écologique du football et de ses compétitions phares. Au niveau des clubs, les efforts de décarbonation incluent l’emploi de solutions de transport écologiques comme le train (Ajax Amsterdam en 2019) et le covoiturage (As Saint-Etienne en 2021). Face à l’augmentation des gaz polluants comme l’indique cet article, la décarbonisation est plus que jamais une nécessité.
