Alors que le Paris Saint-Germain envisage de demander le report de son déplacement à Lens, prévu le 11 avril, pour bénéficier de davantage de repos avant d’affronter Liverpool en Ligue des Champions (8 et 14 avril), le club nordiste fait de la résistance.
L’entraîneur des Sang et Or, Pierre Sage, s’est montré très clair après la large victoire lensoise contre Angers (5-1) : pas question de bouleverser le calendrier pour arranger Paris.
« À Lens, on ne veut pas subir »
« Nous, de base, on n’est pas d’accord », a lancé Sage, dénonçant une logique à deux vitesses. Le technicien rappelle que son équipe avait disputé un quart de finale de Coupe de France à Lyon un jeudi, avant d’enchaîner trois jours plus tard en championnat, sans bénéficier d’aucun aménagement. « On était contents d’être en Coupe, mais on a dû enchaîner. Aujourd’hui, Paris est un club très performant, dans plusieurs compétitions, et connaît les contraintes du calendrier », a-t-il insisté.
Pour le coach artésien, il n’est donc pas question que Lens « subisse » un report qui pénaliserait sa propre préparation. D’autant qu’il ne reste plus beaucoup de dates disponibles pour reprogrammer une telle affiche, à un moment clé de la saison où chaque point compte pour les places européennes.
Le PSG hésite encore sur la stratégie à adopter
Côté parisien, rien n’a encore été officiellement demandé à la Ligue de Football Professionnel (LFP). Même sans l’accord de Lens, l’institution pourrait légalement valider un report, comme elle l’avait fait pour la rencontre face à Nantes lors des huitièmes contre Chelsea. Mais le calendrier s’annonce déjà surchargé pour le PSG, toujours engagé sur plusieurs fronts.
En cas de report du match à Bollaert, il serait impossible de trouver une nouvelle date pour la confrontation prévue contre Lorient, programmée en plein cœur d’une éventuelle demi-finale européenne. Le staff de Luis Enrique doit donc peser le pour et le contre : mieux vaut-il préserver la fraîcheur des cadres avant Liverpool, ou éviter d’ajouter une contrainte logistique dans un printemps où chaque jour comptera ?
Pierre Sage, lui, ne veut pas entrer dans ces calculs : pour Lens, le 11 avril reste une date sacrée sur le terrain, pas devant les instances.
