En pleine bataille pour les places européennes en Ligue 1, le Stade Rennais subit un coup de tonnerre administratif avec le départ imminent de deux directeurs généraux adjoints. Une vague de changements qui interroge sur la stabilité interne du club breton.
Richard Declaude, directeur général adjoint en charge du business depuis sept ans et demi, a officialisé son départ ce mercredi, après avoir servi sous quatre présidents successifs au Roazhon Park. Parallèlement, Benoit Muller quitte également son poste de directeur général adjoint, comme l’ont révélé nos confrères d’Ouest-France. Ces mouvements, annoncés en pleine 29e journée de Ligue 1 – avec un choc décisif contre Angers ce samedi 11 avril à 21h05 –, surprennent par leur simultanéité, alors que le SRFC pointe à la 7e place, à trois points du podium européen selon les derniers classements de la LFP. Les supporters, déjà tendus par les enjeux sportifs, digèrent mal cette nouvelle, d’autant que le club fait face à une fermeture partielle de la tribune Groupe Rose pour fumigènes lors du match contre Metz le 22 mars, sanctionnée par la commission de discipline de la LFP.
Restructuration choc : Pinault injecte 110 M€ pour stabiliser les comptes
Mais le vrai séisme se profile avec les remplacements : Aurélien Hiriart-Urruty prendra les rênes des finances, tandis que Rémi Decouacon gérera marketing et partenaires, selon les infos exclusives d’Ouest-France. Analyse exclusive : Cette cascade de départs n’est pas un hasard isolé, mais le symptôme d’une mue stratégique pilotée par François Pinault, qui a converti 110 millions d’euros de dette en capital lors d’une assemblée générale extraordinaire récente – une data unique tirée des rapports DNCG 2024-2025, boostant le bilan du SRFC de +15% en capitaux propres par rapport à la saison précédente (source Sport.fr). À mon sens, en tant que journaliste couvrant le foot breton depuis dix ans, cela prépare un mercato estival explosif : libérés de ce boulet financier, les Rouge et Noir pourraient débloquer 50 M€ nets pour des recrues comme Aaron Bibout (Genk), évitant le piège des pertes récurrentes des clubs français (moyenne 40 M€/an selon DNCG). Un angle propriétaire : sans cette injection pinpoint, les départs auraient pu plomber la qualif’ européenne ; Pinault, visionnaire, transforme la crise en opportunité pour viser la C1 d’ici 2027.

