Kader Meïté ne portera plus le maillot rennais. À 18 ans seulement, l’attaquant formé en Bretagne s’envole déjà pour Riyad, direction Al Hilal.
30 millions d’euros, bonus compris — un chiffre qui donne le tournis et fait grincer quelques dents du côté de la Piverdière. Et pourtant, rien de surprenant pour ceux qui suivent le garçon depuis ses premiers pas en pro. Sa puissance, sa maturité balle au pied, ce flair de buteur précoce… tout annonçait un départ rapide. Peut-être trop, diraient certains.
Al Hilal, de son côté, continue à bâtir son empire. Le club saoudien n’en est plus à un coup d’éclat près, et le profil de Meïté colle à sa stratégie : jeune, déjà décisif, mais encore perfectible. On parle d’un projet sportif ambitieux, de conditions financières difficilement refusable. Sauf que dans les couloirs du Roazhon Park, on évoque aussi un sentiment d’inachevé. Dix-huit apparitions, trois buts, c’est peu pour juger la vraie dimension du garçon. On ne saura sans doute jamais ce qu’il aurait pu devenir à Rennes.
Ce transfert, c’est aussi le symbole d’une Ligue 1 qui vend, souvent bien, mais toujours trop tôt. Rennes, malin comme à son habitude, réalise une plus-value exceptionnelle, mais perd un talent brut au moment où il commençait à s’imposer. Les chiffres se contredisent un peu sur les montants précis, les bonus, les pourcentages à la revente. Peu importe : le signal est clair. Les jeunes français attirent le monde entier, et la Roshn League s’est définitivement installée à la table des grands acheteurs.
