Le Stade Rennais a pris une décision vraiment radicale avec…

Le Stade Rennais grince des dents et le fauteuil d’Habib Beye tremble, doucement mais sûrement. Malgré la rumeur insistante d’un licenciement imminent, l’entraîneur reste calme, presque détaché.

Le nul concédé contre Auxerre (2-2) a relancé les discussions en interne, raconte L’Équipe. Le club breton réfléchirait sérieusement à un changement de direction. Des noms circulent déjà : Philippe Clement, Thiago Motta, et d’autres qui ne demanderaient qu’à s’asseoir sur le banc rouge et noir. Mais Beye, lui, ne bronche pas. En conférence de presse, le technicien a gardé son ton posé, presque fataliste. « Je suis soumis à la logique de résultat. Aujourd’hui, je ne me sens pas en danger », a-t-il déclaré vendredi, avant d’ajouter qu’il était « très content de ce que renvoie [son] équipe ». On l’a senti sincère, pas bravache.

“Ils se disent que ça va venir”

Habib Beye insiste sur un mot : progression. Il en parle avec un mélange de confiance et de lucidité. « Les joueurs ont senti la progression. Ils se disent que ça va venir et qu’on va basculer vers quelque chose de positif », confie-t-il. Dans le vestiaire, pas de fronde, pas de mines basses. L’ancien défenseur de l’OM assure que son groupe « ne se laisse pas embarquer dans l’aspect négatif ».

Toujours souriant, même après quatre petits points en quatre matchs, le coach garde le cap. « Je vis ma passion sans me poser la question de savoir si je suis menacé », dit-il encore, comme s’il parlait d’un autre. Un discours plein de flegme, presque zen, à mille lieues de la tempête qui gronde en coulisses. Le match contre Nice dimanche ressemble pourtant à une dernière chance.