Eduardo Camavinga, prodige français du Real Madrid, n’est plus intouchable.
Selon Marca, le club merengue écoute les offres pour le milieu de 23 ans, sous contrat jusqu’en juin 2029, à partir de 50 millions d’euros. Plusieurs cadors de Premier League préparent déjà leur offensive pour l’ancien Rennais, embêté par les blessures et en quête de temps de jeu.
Arrivé au Real Madrid en août 2021 contre 31 millions d’euros en provenance de Rennes, Camavinga incarnait l’avenir du club. À seulement 18 ans, ce polyvalent capable d’évoluer au milieu ou en défense avait déjà brillé en Ligue des Champions avec son ancien club. Pourtant, près de cinq ans plus tard, son statut reste précaire : 31 matchs cette saison pour 2 buts et 1 seule assistance, loin des attentes du Bernabéu.
Blessures récurrentes et plafond de verre
Les pépins physiques minent sa progression. Depuis 2023, Camavinga a enchaîné les arrêts : une lésion au ligament collatéral fibulaire du genou (46 jours manqués en 2023/2024), une autre au tibial (45 jours en 2024/2025), des ischio-jambiers à répétition (plus de 50 jours cumulés), et récemment une entorse à la cheville en décembre 2025 (10 jours). Au total, plus de 200 jours d’absence sur trois saisons, selon Foot Mercato, l’empêchant de s’imposer face à Tchouaméni ou Valverde.
Matteo Moretto, expert transferts de Marca, l’explique sans détour : « Il est transférable ; des clubs de Premier League s’intéressent déjà à lui. Le Real Madrid n’a pas encore fixé de prix, mais il ne veut pas descendre en dessous de cinquante millions d’euros. » Cette position reflète un constat : malgré sa polyvalence et ses 15 titres (2 Ligues des Champions, 2 La Liga), Camavinga n’a pas franchi le cap de la régularité. Sous l’intérim d’Alvaro Arbeloa, il peine encore à être indiscutable.
La Premier League, terre promise pour relancer sa carrière ?
C’est outre-Manche que bourdonne le mercato. Liverpool, orphelin d’un vrai relayeur pour Gravenberch, Manchester United en quête d’énergie post-Casemiro, et même Manchester City, malgré Rodri, louchent sur lui. « Camavinga boosterait le milieu des Reds et permettrait à Gravenberch de remonter », analyse Yahoo Sports. Son transfert libèrerait des fonds pour des profils plus fiables au Real, comme l’indique El Gol Digital : la direction priorise « rendement constant et évolution ascendente ».
Récemment, face à Manchester City, Xabi Alonso (nouveau coach intérimaire ?) a préféré un jeune de 18 ans, reléguant Camavinga en seconde période. Un signal clair. Son entourage sait : le club est ouvert aux négociations si l’offre séduit Florentino Pérez et José Angel Sanchez. À 50 M€ minimum, contre un achat à 31 M€, le Real viserait une plus-value substantielle, son marché étant évalué à 50 M€ par Transfermarkt.
Camavinga, né en 2002 à Cabinda (Angola) et naturalisé français, avait prolongé jusqu’en 2029 en novembre 2023 avec une clause d’un milliard d’euros. Mais les blessures et le turn-over madrilène ont refroidi l’euphorie. En sélection, chez les Bleus de Deschamps, il totalise 12 sélections mais reste un joker. « Je suis en paix avec mes blessures passées, mais ça a été dur mentalement », confiait-il en octobre 2025 à Tribuna.
Un été de tous les possibles à Chamartín
Ce dossier s’inscrit dans un chambardement au milieu merengue. Le Real, double champion d’Europe en titre (2022, 2024), cherche la stabilité. Vendre Camavinga ? Une option pour financer un successeur comme un organisateur défensif. Les Anglais, avec leurs chèques sans limites, pourraient frapper fort dès juin 2026. Arsenal avait déjà sondé un prêt en 2023, preuve d’un intérêt ancien.
Pour Camavinga, la Premier League offre rythme infernal et visibilité. À 23 ans, il rêve d’un rôle de leader, loin des blessures et du banc. Marca et Radio Marca convergent : « La Premier League prépare ses chequeras. » Reste à voir si un mastodonte lâchera 50 M€ pour ce talent brut, champion du monde 2022 avec la France mais en quête de renaissance.
Ce transfert hypothétique pourrait marquer un tournant. Le Real, machine à gagner, se déleste d’un espoir déçu pour miser sur l’avenir. Camavinga, lui, vise l’Angleterre pour exploser. Affaire à suivre de près cet été.
