Le départ de Dro Fernández vers le Paris Saint-Germain a provoqué un véritable électrochoc au FC Barcelone. Agacé par la manière dont le jeune milieu formé à La Masia a choisi de s’en aller, le club catalan a décidé de reprendre en main la gestion contractuelle de ses pépites.
Le FC Barcelone pensait avoir trouvé en Dro Fernández l’un des futurs visages de son milieu de terrain. Hansi Flick et les dirigeants du club croyaient dur comme fer au potentiel du jeune joueur hispano-philippin, formé à La Masia et déjà habitué aux sélections de jeunes. Mais alors que le technicien allemand comptait l’intégrer progressivement au groupe professionnel, le PSG est venu bousculer les plans catalans.
Le club parisien a levé une somme légèrement supérieure à la clause libératoire de six millions d’euros de Fernández — une façon diplomatique d’éviter les tensions avec la direction barcelonaise. Une fois l’opération conclue, le joueur a pris la direction de la capitale française, convaincu de trouver à Paris un meilleur tremplin vers le haut niveau. En début d’année, il a effectué ses premières apparitions sous le maillot parisien face à l’OM et Rennes, confirmant en peu de minutes les qualités techniques qui avaient séduit les recruteurs catalans.
Ce départ a laissé des traces au Barça. Selon les informations du quotidien Sport, l’état-major blaugrana a décidé de réagir immédiatement. Les dirigeants, conscients d’avoir manqué de vigilance, ont lancé une vaste révision de la politique contractuelle des jeunes issus de La Masia. Jusqu’ici, les clauses libératoires des joueurs U19 tournaient autour de six millions d’euros, un montant attractif pour les grands clubs européens. Ce barème va désormais être considérablement rehaussé afin de rendre ces talents inaccessibles à court terme.
L’objectif est clair : éviter que les cas Fernandez ou Marc Guiu ne se reproduisent. L’été dernier déjà, l’avant-centre était parti à Chelsea contre cette même somme de six millions d’euros. Une fuite de talents qui a fini par convaincre Joan Laporta et ses équipes qu’un nouveau modèle était nécessaire. Le Barça estime ne plus pouvoir se permettre de voir filer, à prix dérisoire, des joueurs sur lesquels il investit depuis l’adolescence.
Premier signe concret de ce tournant, la prolongation de contrat de Juan Hernández, jeune ailier du Barça Atlètic, s’est accompagnée d’une clause de libération beaucoup plus élevée, même si le montant n’a pas été communiqué. Cette stratégie de « blindage » vise à redonner au club un certain contrôle sur son vivier, dans un marché où les plus puissants n’hésitent plus à piocher chez les voisins.
La Masia, longtemps symbole de stabilité et de fidélité au maillot blaugrana, devient aujourd’hui un terrain de convoitise internationale. À Barcelone, on semble enfin décidé à mettre fin à cette érosion silencieuse.

