Trois ans. Trois années consécutives en demi-finales de Ligue des Champions. Le Paris Saint-Germain est en train d’écrire une page méconnue de son histoire européenne, loin des projecteurs braqués sur ses anciens Galactiques. Et Luis Enrique, lui, ne laisse pas passer l’occasion de le rappeler.
Face à la presse ce samedi, le technicien espagnol a choisi ses mots avec soin : « Ce n’est pas normal, pas habituel, pour pratiquement aucun club. » Une déclaration sobre, mais lourde de sens. Enchaîner les demi-finales continentales relève d’une constance que peu d’écuries européennes peuvent revendiquer — qu’elles s’appellent Manchester City, Bayern Munich ou Real Madrid.
Ce qui rend la performance encore plus frappante ? L’identité de ce PSG. Jeune, collectif, bâti sans superstar intouchable, le club de la capitale a muté. Luis Enrique a transformé un vestiaire en chantier en une machine à gagner des matchs couperets.
Prochaine étape : le Bayern Munich, les 28 avril et 6 mai, pour une place en finale. Un défi colossal. Mais pour un groupe qui a appris à vivre sous pression, peut-être une simple formalité de plus à surmonter.

