Le milieu espagnol du PSG Ander Herrera, arrivé cet été en provenance de Manchester United, a accordé un entretien exclusif à CANAL+. Extraits :

Tout le monde au PSG dit que vous êtes le coéquipier parfait. C’est une définition qui vous convient ?
“Merci à tous. Pour faire de bonnes saisons, on a besoin de joueurs de club, des joueurs qui pensent pour l’équipe. (…) Le football c’est ma vie depuis que je suis petit, j’aime ce que je fais, j’aime le foot, j’essaie d’apprécier chaque moment. Quand j’aurai arrété, je veux pouvoir me dire que j’ai apprécié chaque moment de cette carrière.”

Quel est votre vrai poste?
“La meilleure position pour moi est le milieu, parce que j’y ai joué toute ma carrière. Mais je peux m’adapter. J’aime être utile et pouvoir aider le coach et l’équipe.”

Il y a beaucoup de milieux au PSG. Faut il accepter d’être remplaçant quand on joue dans un grand club?
“Personne n’accepte cette situation, mais tu dois être professionnel. Aller à l’entrainement avec le meilleur visage. Je veux dormir tranquille. Je crois au karma, et ce que tu donnes te reviendra. Si j’ai vingt ou dix minutes de jeu, je donne le meilleur. Et si j’ai deux minutes, j’essaie aussi donner le meilleur en deux minutes.”

Est ce que venir au PSG a été particulier, alors que Manchester a éliminé le PSG en Ligue des Champions l’an dernier ?
“Ce n’est pas difficile pour moi, car j’ai l’opportunité de jouer dans un club incroyable. Ce qui s’est passé l’année dernière est anormal, personne – même les joueurs – ne croyait à une victoire. (…)”

Pourquoi avoir choisi le PSG ?
“Je n’aime pas quand les joueurs disent ‘quand j’avais 3 ans, je voulais jouer ici’. Ce n’est pas vrai. Mais Paris a quelque chose de spécial, la ville, le club, le maillot…”

Comment est Neymar dans la vie ?
“Quelques fois, l’image que les médias donnent de lui n’est pas juste. Lorsque j’étais à Manchester, je lisais les infos, on disait qu’il vivait un enfer. Et quand je suis arrivé içi j’ai vu un gars heureux, souriant, faisant des blagues avec les français sur les polémiques. Je me suis demandé ‘de quoi parlent les médias?’. Nous avons besoin de lui, c’est un joueur qui fait gagner les matchs, et si un jour je dois courir cinq kilomètres dans un match pour lui, je le ferai volontiers. Il peut gagner le Ballon d’or !”