Après un mois de février mitigé, le Paris Saint-Germain a remis les pendules à l’heure. Victorieux de Chelsea avec autorité (5-2, 3-0), le champion d’Europe en titre a rappelé au continent qu’il reste le patron de la Ligue des Champions. Luis Enrique tient à nouveau une machine redoutable, aussi collective qu’imprévisible.
Le doute n’aura pas duré bien longtemps. Critiqué pour un léger passage à vide, le PSG a répondu de la plus éclatante des manières. Dès le retour face à Chelsea, les Parisiens ont plié l’affaire en un quart d’heure, Khvicha Kvaratskhelia et Bradley Barcola se chargeant d’éteindre Stamford Bridge. Une démonstration d’efficacité, presque clinique, qui tranche avec le scénario de la saison passée à Aston Villa – lorsque les Parisiens s’étaient fait peur malgré deux buts d’avance. Cette fois, pas de tremblement, pas de relâche : Paris a joué en champion.
Un PSG plus mûr et plus collectif
« On a toujours faim », a résumé le capitaine Marquinhos après la rencontre. Un message limpide, renforcé par un ton qui trahit la sérénité retrouvée d’un vestiaire sûr de sa force. Si le PSG n’a pas encore atteint son pic de forme, il dégage déjà une impression de contrôle total. Son pressing, plus coordonné, et sa cohésion défensive rappelent les grandes heures d’un collectif mûri par son sacre européen. Le plus frappant, c’est sans doute cette capacité à effacer les doutes sans frisson ni polémique : tout roule, tout semble sous contrôle.
Luis Enrique, lui, insiste sur la continuité du travail plutôt que sur le spectaculaire : « On n’a rien changé, on a simplement cherché à retrouver la confiance et la maîtrise du ballon », a-t-il expliqué, fidèle à sa philosophie. Résultat : un PSG qui joue juste, qui attaque ensemble, et qui défend en bloc. Une équipe qui ne subit pas le jeu, mais l’impose.
Le coach espagnol n’est d’ailleurs pas le seul à l’avoir remarqué. Liam Rosenior, son homologue londonien, a salué « une équipe fantastique, très efficace et impossible à contenir ». Des mots qui résument parfaitement l’évolution du PSG depuis le début de la saison : moins flamboyant individuellement, mais bien plus redoutable collectivement.
L’Europe est prévenue
Sur le banc, les sourires ne trompent pas : l’ambiance est redevenue saine, la confiance palpable. Derrière la paire Ousmane Dembélé–Kvaratskhelia, la ligne offensive respire la créativité, pendant qu’au milieu, Vitinha et Zaire-Emery dictent le tempo avec calme et autorité. Et tout cela sans que Paris ne semble encore à 100 % de ses capacités physiques.
Les quarts de finale s’annoncent désormais sous le signe de la confirmation. Galatasaray ou Liverpool pourraient être les prochains à croiser la route d’un PSG plus complet que jamais. Une certitude s’impose : après avoir retrouvé son élan, Paris avance avec la conviction tranquille d’un géant qui sait où il va. Et cette fois, personne n’a envie de se retrouver sur son chemin.

