Le LOSC a bradé une de ses pépites et pourrait le regretter

Le LOSC vient de céder Robin Roefs, son gardien prodige belge de 19 ans, à Sunderland pour 10,5 millions d’euros, une opération qui soulève des débats sur la stratégie de vente des pépites du centre de formation lillois.

​Cash ou conviction : le pari risqué de Létang !

Arrivé de Genk en 2024 pour un chèque modeste, Roefs s’est vite imposé comme un phénomène : 1,92 m, réflexes félins et charisme de leader, il était pressenti pour concurrencer Lucas Chevalier, parti au PSG l’été dernier. Pourtant, malgré 15 clean sheets en U19 et des échos élogieux de Bruno Genesio, Olivier Létang a validé la vente sans remords, dégagent 10,5 M€ nets pour équilibrer les comptes en pleine course européenne en Ligue 1. Les Dogues, 5es au classement, misent sur une rotation prudente au mercato hivernal, mais cette opération rappelle les départs passés de talents comme Tiago Djaló ou Leny Yoro, revendus à prix d’or.

La Premier League gagne encore : Sunderland, en pleine ascension, offre à Roefs du temps de jeu immédiat sous Mike Dodds, avec un contrat jusqu’en 2030 et un rôle de titulaire potentiel. À Lille, l’absence de successeur clair – malgré des rumeurs sur Robin Helland ou un prêt – fragilise la profondeur de banc au gardien, surtout avec les blessures récurrentes de Chevalier. Les supporters, habitués aux plus-values records (Hazard, Pepe, Osimhen), applaudissent le cash mais craignent un manque d’ambition pour viser le podium.

Ce transfert cristallise les dilemmes du modèle LOSC : vendre pour investir ou garder pour briller ? Alors que le mercato ferme le 31 janvier, Lille accélère sur un défenseur central, mais sans Roefs, le futur s’assombrit si les perches européennes s’éloignent. Létang parie sur la solidité financière ; le peuple lillois, lui, rêve de gloire immédiate.