Les finances du FC Nantes s’effondrent avec un déficit abyssal de 45,6 millions d’euros comblé in extremis par Waldemar Kita. Budget raboté, austérité imposée : les Jaune et Vert jouent leur survie en Ligue 1.
Un budget en chute libre
Prévu à seulement 50 millions d’euros pour l’exercice en cours, le budget nantais plonge de plus de 30% par rapport à l’année précédente, plombé par la crise des droits TV (perte de 36%) et la disparition des aides CVC (16,5 M€). La DNCG a validé les comptes sans sanction, mais sous surveillance accrue, obligeant une masse salariale plafonnée et un mercato frileux.
Kita, béquille vitale du club
Le résultat net au 30 juin 2025 masque à peine la fragilité : chiffre d’affaires de 64 M€ (21 M€ TV, billetterie en hausse de 6,8%), mais des dettes à 52 M€ et un trou de 45,6 millions effacé par l’injection de la holding Flava Group. Waldemar Kita, actionnaire majoritaire, joue les pompiers de service pour la énième fois, tandis que les recettes de transferts (39,5 M€) peinent à compenser les dépenses.
Perspectives sombres sans miracle
Avec un déficit projeté de 14 M€ d’ici fin saison, Nantes mise sur des cessions estivales pour respirer, mais l’absence de perspectives européennes et un classement précaire accentuent les risques. La grogne monte : supporters et observateurs s’interrogent sur la viabilité du modèle Kita, tandis que le club, 18e après 17 journées, doit d’abord assurer son maintien pour éviter l’asphyxie totale.

