Moins d’un an après sa nomination à la tête de LFP Media, Nicolas de Tavernost tire sa révérence. Sa démission, désormais entérinée, marque la fin d’un épisode tendu autour de la stratégie audiovisuelle de la Ligue, minée par les revers sur les droits TV.
Le feuilleton entamé au printemps dernier connaît son épilogue. Arrivé en avril 2025 pour donner un nouvel élan à la filiale commerciale de la Ligue de football professionnel, Nicolas de Tavernost quitte déjà la scène. Le conseil de surveillance de LFP Media a accepté lundi soir sa démission, après qu’il eut annoncé son départ jeudi lors du conseil d’administration de la LFP.
Ancien patron du groupe M6, de Tavernost avait été l’un des architectes de la naissance de Ligue 1+, la plateforme censée incarner le nouveau visage de la diffusion de l’élite française. Le projet, ambitieux, devait symboliser l’autonomie retrouvée de la Ligue face aux géants des médias traditionnels. Mais le dossier des droits TV de la Coupe du monde 2026 a brisé cet élan. Malgré un accord initial entre L1+ et la FIFA, l’instance internationale a finalement préféré un chèque plus conséquent venu de beIN Sports, laissant la filiale de la Ligue sur le côté.
Une perte de soutien et de cap
Ce revirement a profondément isolé de Tavernost, qui estimait ne plus bénéficier de la confiance nécessaire pour poursuivre ses réformes. Son départ, vécu comme un aveu d’échec, souligne les difficultés persistantes de la LFP à stabiliser son modèle économique médiatique, entre la recherche de revenus et la quête d’indépendance. Le chantier, une fois encore, reste ouvert.

