Sept mois après son arrivée sur le banc du club mythique où Neymar a fait ses débuts, Juan Pablo Vojvoda est déjà remercié. Le technicien argentin paie un début de saison catastrophique et une nouvelle désillusion face à l’Internacional.
Battu dans les ultimes secondes par l’Internacional (1-2) ce jeudi, Santos a atteint son point de rupture. Déjà fragile dans le jeu comme au classement, le club paulista a mis fin à l’aventure Juan Pablo Vojvoda après seulement sept mois en poste. Une décision lourde mais presque inévitable tant les résultats récents reflétaient une perte de direction. Avec une seule victoire sur les six dernières rencontres et une défense en constante difficulté, la patience des dirigeants a fini par céder.
Un géant en panne d’identité
Le Santos FC, neuvième club le plus titré du Brésil, traverse une période d’instabilité inquiétante. Premier non relégable du championnat, le Peixe (le “poisson”, comme on le surnomme) affiche un rythme de relégable… tout en ayant disputé un ou deux matchs de plus que plusieurs concurrents directs. Cette situation met en lumière les limites d’un effectif rajeuni, encore en recherche de repères collectifs et miné par le manque de confiance.
Sous Vojvoda, arrivé en août dernier pour donner un nouvel élan après une saison déjà compliquée, l’équipe n’a jamais trouvé sa ligne de conduite. Si le coach argentin prônait un football offensif et rythmé, son projet est resté théorique, étouffé par une série d’erreurs défensives et un manque d’efficacité devant le but. La défaite contre l’Internacional, venue sur un but encaissé dans les arrêts de jeu, a agi comme le symbole d’un groupe qui n’y croit plus.
Un banc à reconstruire d’urgence
Du côté de la direction, les discussions s’activent pour désigner un successeur capable de redresser la barre avant qu’il ne soit trop tard. Aucun nom n’a encore filtré officiellement, mais des pistes locales circulent déjà dans la presse brésilienne. L’objectif est clair : stabiliser un vestiaire fragilisé et relancer une dynamique positive avant la mi-saison.
Pour les supporters, habitués à voir Santos briller sur la scène nationale et révéler des talents comme Rodrygo ou Neymar, la situation actuelle résonne comme un électrochoc. Le club, qui lutte désormais pour sa survie dans l’élite, doit retrouver un cap — et rapidement.
La fin de l’ère Vojvoda marque ainsi un nouveau virage dans un cycle d’instabilité chronique. À Santos, les saisons passent et les entraîneurs défilent, mais le même constat revient : sans vision claire et sans cohérence sportive, même le prestige d’un grand nom ne suffit plus à dissimuler le chantier.

