Le Benfica est tellement gourmand ! Même pour le Paris Saint-Germain, ce jeune attaquant s’annonce trop cher !

Il y a des mercatos qui avancent, et il y a des mercatos qui négocient.

Cet été, le PSG est clairement dans la seconde catégorie. La quête du grand numéro 9 — ce buteur de référence capable de faire oublier l’absence d’une vraie pointe depuis des années — se complique. Pas parce que le projet s’effondre, mais parce que les prix, eux, ne baissent pas.

Cabral, le joyau qui coûte trop cher

Le nom qui cristallise le mieux cette tension s’appelle Anísio Cabral. À 18 ans, l’attaquant de Benfica avait tout pour séduire Luis Campos : un profil de numéro 9 pur, une trajectoire fulgurante, et une clause libératoire initialement fixée à 60 millions d’euros — élevée, mais considérée comme acceptable pour un joueur de cette trempe.

Sauf que Benfica a bougé ses curseurs. Prolongation de contrat, revalorisation salariale, et surtout une clause libératoire relevée à 80 millions d’euros. Vingt millions de plus pour un adolescent, aussi prometteur soit-il, c’est un saut dans le vide que Paris refuse de faire pour l’instant. Selon la presse française, l’intérêt parisien s’est « sérieusement refroidi ». Le mot est soigneusement choisi : il ne s’agit pas d’un abandon, mais d’une pause, d’un recalibrage.

Un chantier ouvert depuis trop longtemps

Le problème n’est pas nouveau. Depuis plusieurs mois, le PSG cherche activement un vrai avant-centre de stature internationale. L’hiver n’a rien produit : aucune option jugée à la fois crédible sportivement et viable financièrement n’a convaincu la direction. Luis Enrique a continué à composer avec Gonçalo Ramos, à expérimenter des fausses-neuf comme Lee Kang-in ou Marco Asensio, en attendant mieux.

Ce « mieux », c’est précisément ce que Campos cherche encore. Le nom de Victor Osimhen avait circulé, mais les exigences financières du Napoli avaient rapidement douché les espoirs parisiens. Serhou Guirassy, lui aussi évoqué, n’a jamais fait l’objet d’un dossier véritablement avancé. Le PSG navigue entre ambition et prudence, conscient qu’un investissement massif sur un seul profil offensif représente un risque considérable — sportif autant que financier.

La discipline budgétaire comme nouvelle boussole

C’est peut-être là le vrai changement de paradigme à Paris. Sous l’ère QSI des grandes années, la question du prix ne se posait pas vraiment. Aujourd’hui, le club assume une logique différente : frapper fort, oui, mais pas à n’importe quel coût. La hausse de 20 millions sur Cabral n’a pas tué le projet — elle a simplement modifié l’équation.

Le radar parisien tourne donc à nouveau. D’autres profils seront étudiés, d’autres portes frappées. Luis Campos a démontré par le passé sa capacité à dénicher des joueurs là où personne ne les attendait.

Un été pour trancher

Ce qui est certain, c’est que le PSG ne peut pas aborder une nouvelle saison sans une réponse claire à ce poste. Luis Enrique le sait, la direction le sait. La question n’est plus de savoir si Paris recrutera un numéro 9 cet été, mais lequel — et à quel prix.

Le mercato est encore long. Mais l’horloge, elle, tourne.