Le FC Barcelone entame 2026 avec un peu plus de sérénité sur le front du fair-play financier. Il y a tout juste un an, le club catalan s’était retrouvé au cœur d’un imbroglio réglementaire connu sous le nom de “cas Dani Olmo” – sans oublier Pau Víctor – qui avait mis ses dirigeants sous pression.
À l’époque, le Barça disposait jusqu’au 31 décembre 2024 pour régulariser la situation de ces deux joueurs, inscrits temporairement en raison de la blessure d’Andreas Christensen. À la dernière minute, le club avait conclu un accord de 100 millions d’euros avec la société New Era Visionary Group pour la cession temporaire des droits de commercialisation d’une série de loges VIP du futur Spotify Camp Nou. Une opération destinée à équilibrer les comptes, revenir à la règle du 1:1 et permettre l’inscription définitive d’Olmo et de Víctor.
Mais l’accord s’était compliqué dans les dernières heures de 2024 : LaLiga avait jugé que la transaction n’avait pas été validée à temps. S’en était suivi un bras de fer entre les deux institutions, sur fond de retrait temporaire de licences pour les joueurs concernés. Bien que la ligue ait fini par reconnaître l’opération le 3 janvier, avant de se rétracter, le Barça avait dû saisir le Conseil supérieur des sports (CSD) pour obtenir une licence provisoire. Cette mesure d’urgence avait finalement permis à Olmo et Víctor de terminer la saison, malgré la décision ultérieure de LaLiga d’exclure l’opération du calcul du plafond salarial après l’audit du cabinet Crowe.
Pas de “cas Olmo”, version 2026
Cette fois, le scénario ne se répétera pas. LaLiga a confirmé que la licence de Joan García avait été validée dès son inscription et restera valable jusqu’à la fin de la saison, indépendamment du retour dans le groupe de Marc-André ter Stegen.
La commission médicale de LaLiga a en effet certifié une blessure de longue durée du gardien allemand, supérieure à quatre mois, autorisant ainsi le Barça à inscrire García pour la totalité de l’exercice. Et contrairement à l’an dernier, la part salariale libérée par l’absence de Ter Stegen suffisait à respecter les conditions du fair-play sans nécessité de réinscrire le gardien à partir du 1er janvier.
Une marge de manœuvre encore étroite
Sur le plan économique, le club ne vit plus une situation aussi critique que l’hiver précédent, mais il reste freiné par le fair-play financier en vue du mercato de janvier.
Pour dégager une marge suffisante, deux options se présentent : l’utilisation de 80 % du salaire de Christensen, à condition que la direction sportive présente à LaLiga un rapport médical avant le 9 janvier et qu’un défenseur jugé compatible avec les plans de Hansi Flick soit trouvé ; ou bien une éventuelle cession de Ter Stegen, le Girona FC apparaissant comme le club le plus intéressé, à condition qu’il prenne en charge une part importante du salaire du portier allemand.


