Neuf victoires d’affilée, Yamal en feu et Raphinha ressuscité : le Barça roule sur tout. Mais ce sans-faute peut-il cacher un piège avant le Clásico ?
À l’aube de sa quatrième finale consécutive de Supercoupe d’Espagne face au Real Madrid dimanche en Arabie Saoudite, le FC Barcelone surfe sur une vague euphorique. Hansi Flick a initié les entraînements avec un jour de repos bonus après la demie gagnée mercredi, profitant d’un calendrier idéal pour peaufiner son onze. Lamine Yamal, élu Joueur du mois de Liga en décembre (3 buts, 5 passes décisives), incarne cette jeunesse conquérante, tandis que Raphinha, de retour de blessure, a transformé le Barça en machine : 8 contributions à l’offensive lors des 7 dernières victoires en Liga, dans une série de 9 succès toutes compétitions confondues.
Ter Stegen en partance : le premier craquement ?
Pourtant, sous cette surface lisse, des fissures apparaissent. Le capitaine Marc-André ter Stegen (33 ans, 428 matchs au club) envisagerait un prêt à Girona pour booster ses chances à la Coupe du Monde 2026, un signal d’alerte pour un vestiaire en pleine ascension. Xabi Alonso, de son côté, a déjà mis en garde en évoquant Pedri, Yamal et même Mbappé dans sa conf’ pré-Clásico, soulignant la menace d’un Blaugrana trop confiant.
Cette invincibilité absolue cache-t-elle une fragilité psychologique ? Le Barça, habitué aux coups de théâtre en Supercoupe, doit canaliser cette euphorie pour éviter le piège classique : croire que la forme suffit face à un Real revanchard. Tout va bien, trop bien peut-être.

