En plein climat de tension à Barcelone, Joan Laporta n’a pas tardé à répondre aux propos explosifs de Xavi, qui l’accuse d’avoir bloqué le retour de Lionel Messi en 2023.
À quelques semaines des élections présidentielles du Barça, le dirigeant se défend et dénonce une manœuvre politique orchestrée par ses adversaires.
Depuis plusieurs jours, le vent souffle fort sur la planète Barça. Alors qu’il multiplie les interventions publiques avant les élections à la présidence du club, Xavi Hernández a relancé un vieux dossier : celui de la non-venue de Lionel Messi à l’été 2023. Selon l’ancien entraîneur blaugrana, Joan Laporta aurait « saboté » le retour du sextuple Ballon d’Or, faisant passer ses intérêts politiques avant le sportif. Une accusation lourde, qui a immédiatement fait réagir le président en place.
Laporta dénonce « une utilisation politique » de Xavi
Joan Laporta, fidèle à son style frontal, a choisi de répondre sans détour. L’actuel patron du club catalan a d’abord tenu à rappeler le contexte : des décisions difficiles, parfois impopulaires, mais nécessaires selon lui pour remettre le Barça sur la voie du succès. « Quand on est président, on doit trancher. Avec Xavi, nous aurions continué à perdre ; avec Hansi Flick, nous avons commencé à gagner. Ce sont les mêmes joueurs, mais pas les mêmes résultats », a lancé Laporta, cité par la presse catalane.
S’exprimant dans un ton où se mêlaient fermeté et déception, Laporta a ensuite glissé un tacle à son ancien coach, laissant entendre que ce dernier serait aujourd’hui « manipulé » par ses opposants internes. Le dirigeant désigne clairement du doigt Victor Font, son principal rival dans la course à la présidence : « Je comprends que Victor Font est derrière tout cela. Xavi a été utilisé pour me faire du mal, et c’est triste. Il ment, et c’est un style que les Barcelonais n’aiment pas », a-t-il affirmé.
Une sortie calculée, qui vise autant à défendre son honneur qu’à repositionner le débat sur le terrain politique. Laporta, conscient de l’ombre de Messi qui plane encore sur son mandat, tente ainsi de montrer qu’il agit par responsabilité et non par opportunisme.
Dans le camp de Xavi, on assure au contraire que ces déclarations ne répondent à aucun agenda électoral : l’ancien milieu de terrain aurait simplement voulu « rétablir une vérité » dans un contexte où son passage sur le banc du Barça est régulièrement critiqué.
Mais dans la sphère médiatique catalane, difficile de ne pas y voir un nouvel épisode d’une campagne déjà houleuse, où tous les coups semblent permis. Entre nostalgie de Messi, rivalités politiques et luttes d’influence, le Barça vit décidément un printemps sous haute tension. Et comme souvent au Camp Nou, le terrain électoral est aussi bouillant que la pelouse elle-même.

