Toujours sûr de ses forces, l’ancien coach du Red Star n’a clairement plus les faveurs du Roazhon Park… ni des dirigeants rennais.
Le Stade Rennais traverse une période particulièrement trouble, et l’avenir d’Habib Beye sur le banc breton semble désormais suspendu à un fil. Arrivé au printemps dernier pour sauver le club, l’ancien capitaine de l’Olympique de Marseille a rapidement conquis une partie du vestiaire et de la direction grâce à son discours ambitieux et son approche moderne du jeu. Prolongé dans la foulée, il devait incarner le renouveau rennais. Mais après un début de saison décevant, marqué par un jeu en perte d’identité et des résultats très en dessous des attentes, la confiance s’érode. Selon Mohamed Toubache-Ter, proche de certains acteurs du club, Beye se penserait « intouchable auprès de la famille Pinault », alors que la réalité interne serait bien plus nuancée : la direction, menée par Florian Maurice, Fabrice Pouille et Olivier Désiré, commencerait à douter sérieusement de sa capacité à redresser la barre.
Les critiques, elles, se multiplient. Son système à cinq défenseurs, censé stabiliser l’équipe, bride le potentiel offensif de joueurs comme Ludovic Blas ou Kader Meïté, souvent cantonnés au banc. Sa gestion des matchs, jugée trop rigide et tardive dans les ajustements, fait également débat. Après le nul frustrant contre Le Havre (2-2), de nombreux observateurs ont pointé du doigt ses choix, à commencer par les changements effectués à la 90e minute alors que l’équipe s’éteignait depuis une demi-heure. Pire encore, la leçon tactique reçue face au RC Lens, malgré un score nul (0-0), a exposé les limites du projet rennais : intensité insuffisante, pressing inefficace et manque d’automatismes dans les transitions.
Auxerre pour se sauver… ou couler
Aujourd’hui, Beye reste convaincu d’avoir le soutien de sa hiérarchie, mais les signaux venus de la direction laissent penser que le prochain match contre l’AJ Auxerre sera décisif. Si les résultats ne suivent pas rapidement, le club pourrait envisager un changement avant la trêve hivernale. À l’heure où Rennes ambitionne encore de jouer l’Europe, la position d’Habib Beye apparaît plus fragile que jamais. Le technicien, réputé pour son charisme et sa vision du jeu, va devoir prouver sur le terrain qu’il est encore l’homme de la situation – sous peine de voir son aventure bretonne s’arrêter plus tôt que prévu.
Habib Beye a du sang sur les mains https://t.co/e8qx8FSo2P
— Ziggy 📡 (@Zigitche) October 13, 2025

