La Roma et Ranieri, c’est fini

C’est officiel. Claudio Ranieri tire sa révérence à l’AS Roma.

Le club de la capitale italienne a confirmé ce vendredi la fin de la collaboration avec le technicien romain, qui occupait depuis plusieurs mois un rôle de conseiller au sein de l’institution giallorossa. Une séparation actée sans fracas apparent, mais qui en dit long sur les tensions qui couvaient en coulisses.

Gasperini d’un côté, Ranieri de l’autre

Derrière l’annonce officielle et les formules diplomatiques d’usage se dessine une réalité plus rugueuse. L’arrivée de Gian Piero Gasperini sur le banc romain a progressivement creusé un fossé entre les deux hommes. Leurs visions du football, et surtout de la construction d’un effectif, se sont heurtées de plein fouet lors du dernier mercato hivernal. Jeunesse contre expérience, projection contre pragmatisme : deux philosophies irréconciliables qui ont rendu la cohabitation intenable.

Roma remercie, Roma avance

Le club a tenu à saluer publiquement l’apport de Ranieri durant une période particulièrement turbulente pour la Louve, rappelant que son retour en urgence avait permis de stabiliser un navire alors en perdition. Mais Roma regarde désormais devant elle, affichant une confiance renouvelée dans le projet sportif porté par Gasperini, avec l’ambition assumée de progresser sur la durée.

Pour Claudio Ranieri, 73 ans, cette séparation marque sans doute la conclusion définitive d’une carrière d’entraîneur exceptionnelle, lui qui avait toujours dit vouloir finir là où tout avait commencé — dans sa ville, avec son club de cœur. L’histoire entre le Maestro et la Louve se referme ainsi sur une note douce-amère, entre gratitude sincère et divergences insurmontables. Roma tourne la page. Une nouvelle ère s’ouvre.