La combine a de quoi laisser sans voix. Englué dans la lutte pour le maintien en Dhiraagu Dhivehi Premier League, Green Streets a trouvé une parade pour le moins déroutante afin de rester dans l’élite du football maldivien.
Avant l’ultime journée, le club savait qu’il devait impérativement éviter une défaite de quatre buts ou plus contre New Radiant, sous peine de tout perdre.
Face à ce scénario à haut risque, les dirigeants ont choisi une option radicale : ne tout simplement pas jouer le match. En se déclarant forfait, Green Streets s’exposait à une défaite administrative limitée à 2-0, un score insuffisant pour permettre à son rival direct, le Club Valencia, de le dépasser au classement. Une manœuvre perçue comme profondément injuste par ce dernier, qui a aussitôt déposé une réclamation après avoir remporté son propre match, dénonçant une stratégie « dégoûtante ».
Mis en cause, Green Streets a nié toute intention de tricher. Le club affirme avoir été frappé par une vague de maladies touchant de nombreux joueurs, évoquant diarrhée et grippe, rendant impossible l’alignement d’une équipe. Une version des faits validée par la fédération, qui a maintenu le club en première division tout en lui infligeant une amende et une interdiction de recrutement. Une décision vivement critiquée par le Club Valencia, persuadé que l’instance a fait preuve d’une indulgence coupable.

