La LFP gagne une nouvelle bataille contre le streaming et l’IPTV

Sous pression de la LFP, la justice a ordonné à Google et Bing de ne plus faire remonter les sites de streaming ou d’IPTV.

La LFP a remporté une nouvelle bataille contre le piratage. Le tribunal judiciaire de Paris a ordonné le déréférencement de plusieurs sites de streaming et d’IPTV diffusant illégalement la Ligue 1 et la Ligue 2. Concrètement, ces plateformes ne seront plus accessibles via Google et Bing, une mesure qui devrait compliquer la tâche des amateurs de contenus illégaux. La Ligue pourra également saisir l’Arcom en cours de saison pour faire disparaître de nouveaux sites frauduleux identifiés, après avoir déjà obtenu en juillet leur blocage pur et simple.

Ce succès judiciaire s’inscrit dans un contexte de reconquête du public par l’offre officielle Ligue 1+, lancée en août par la LFP. Un mois après son démarrage, la plateforme revendique déjà plus d’un million d’abonnés, séduits par un tarif attractif (14,99 € par mois, voire 9,99 € pour les trois premiers mois) et une couverture immersive du championnat. Un chiffre prometteur alors que la Ligue vise, à terme, entre 2 et 2,5 millions d’abonnés pour générer jusqu’à 350 millions d’euros de revenus annuels pour les clubs. En parallèle de sa lutte contre le piratage, la LFP espère donc transformer cet engouement initial en un modèle économique durable.