Lille, Saint-Etienne et Lyon ont tous perdu leur barrage aller sur la scène européenne. Des résultats inquiétants alors que la France est talonnée par la Russie à l’indice UEFA.

Trois défaites, dont deux à domicile, pour un seul but marqué : le bilan des clubs français en Europe cette semaine est catastrophique. Impuissant sur sa pelouse, Lille aura bien du mal à renverser Porto malgré sa courte défaite en barrage aller de la Ligue des champions (0-1) et pourrait devoir se contenter de la Ligue Europa. Une compétition où Saint-Etienne et Lyon ont également mordu la poussière contre Karabükspor (0-1) et l’Astra Giurgui (1-2). Un club turc, 7e de son championnat, et le vice-champion de Roumanie : rien de transcendant sur le papier.

Là aussi, il faudra inverser la tendance pour espérer rejoindre Guingamp en phase de groupes. Histoire de justifier et surtout de sauver la 6e place de la France à l’indice UEFA, plus que jamais menacée. Car ce n’est plus vers le haut qu’il faut regarder dans ce classement, mais bien vers le bas. Après avoir perdu un rang aux dépens du Portugal, ce qui oblige depuis deux saisons le 3e de Ligue 1 à passer un tour préliminaire supplémentaire en Ligue des champions, la France ne possède d’une infime marge d’avance sur la Russie, sont premier poursuivant : 43,416 points, contre 42,582.

A la lutte pour éviter la D2 continentale


La seule bonne nouvelle de la soirée de jeudi est qu’aucun des quatre clubs russes engagés en barrage de la Ligue Europa (Dinamo Moscou, Rostov, Kuban, Lokomotiv Moscou) n’a réussi à s’imposer non plus, avec un bilan de deux nuls et deux défaites. Alors que les résultats des clubs sur la scène européenne lors des cinq dernières saisons sont pris en compte pour établir l’indice UEFA, les années qui s’annoncent seront celles de tous les dangers pour les représentants tricolores, à la lutte pour éviter de descendre en D2 continentale.

Car s’ils ont autant de points à défendre cette saison que leurs homologues russes (10,750 contre 10,916), ce ne sera pas le cas lors des deux prochaines années, avec un pécule bien plus important (voir par ailleurs). Ils seraient donc bien inspirés de ne pas rééditer le même genre de tristes performances qu’en 2013-2014, où seuls le PSG et Lyon, quarts de finalistes en C1 et C3, avaient permis d’éviter la débandade. Le problème étant qu’on ne peut même pas en vouloir à Lille, Saint-Etienne ou Lyon, qui alignaient cette semaine leur meilleure équipe sur le papier. Et si les clubs français n’avaient tout simplement pas le niveau ?

F.S