Deux phrases pour comprendre l’ambiance : Nantes joue encore le maintien et l’usure se voit dans chaque virage de la Beaujoire. Le club n’arrive plus à suivre les cadences d’une Ligue 1 devenue beaucoup trop musclée.
Selon L’Équipe, Waldemar Kita observe cette lente érosion sans vraiment pouvoir la freiner. Le FCN glisse derrière les locomotives du championnat, coincé entre les petits moyens et les gros chantiers. Nantes apparaît presque résigné face à la concurrence : Marseille, Rennes, Lens, Lille, tous mieux armés. Le président, qui reste l’actionnaire majoritaire, n’exclut toutefois plus l’idée d’une ouverture du capital : « Si quelqu’un m’annonce qu’il est capable de venir et d’apporter un plus, je prends tout de suite. »
Kita veut du renfort, mais pas n’importe lequel
L’homme d’affaires ajoute une nuance, un peu comme on redresse une photo de travers : la responsabilité doit primer. Il dit craindre un football où les jeunes filent à 14 ans dans des clubs étrangers, où la culture locale se délite sans prévenir. Les droits TV chutent, le club tire la langue. Nantes avance donc sur un fil, avec l’idée d’un partenaire extérieur qui viendrait soutenir un projet en perte de souffle, sans le dénaturer.

