L’équipe de France accueille la Suède, vendredi au Stade de France (20h45), dans le cadre des éliminatoires de la Coupe du monde 2018. Orpheline de Zlatan Ibrahimovic depuis cet été, la sélection suédoise parvient tout de même à exister dans ces éliminatoires.
A Paris, le départ de Zlatan Ibrahimovic se ressent toujours. Médiatiquement, le PSG a perdu son principal atout et en championnat, le champion de France tarde à mettre la Ligue 1 sous sa coupe sa saison. Est-ce la même chose pour la Suède ? L’Euro 2016 était la dernière compétition internationale disputée par Ibra. On promettait alors à la sélection suédoise de rentrer dans le rang. Pourtant, avant de rencontrer l’équipe de France, la Suède est co-leader du groupe A avec les Bleus et sept points au compteur. Elle a dominé la Bulgarie (3-0) et le Luxembourg (1-0) avant de partager les points à domicile avec les Pays-Bas (1-1). Avant Zlatan monopolisait un peu tout mais la Suède sappuie sur un très bon collectif avec un système de jeu que les joueurs connaissent parfaitement, analyse Didier Deschamps.
Les fondamentaux n’ont pas changé depuis l’Euro 2016. Janne Andersson a pris les rênes en préservant l’ADN de cette sélection : solidité défensive, puissance athlétique et une organisation sobre mais efficace. Il a rajeuni chaque ligne avec un nouveau gardien (Olsen), une nouvelle charnière centrale (Lindelöf, Granqvist), un nouveau duo sur le côté droit (Durmaz et Lustig, mais ce dernier est forfait vendredi) et des attaquants qui aiment le duel (Toivonen et Guidetti). La Suède n’a plus Zlatan, mais son collectif est rôdé. La sélection s’appuie sur la génération victorieuse de l’Euro 2015 des moins de 21 ans. Le groupe suédois mélange expérience et jeunesse, et des joueurs dispersés un peu partout en Europe. Ainsi, seulement trois (Carlgren, Claesson, Wahlqvist) des 22 joueurs retenus pour la confrontation contre la France évoluent en Suède. Trois autres fréquentent les pelouses de Ligue 1 : Dormaz et Toivonen portent le maillot de Toulouse, alors que Johnsson, remplaçant en sélection, est titulaire à Guingamp. On en retrouve ensuite dans dix pays différents.