Kobbie Mainoo, pur produit de la maison, 20 ans à peine et déjà des épaules assez larges pour tenir le milieu de United. Le club ne veut pas traîner : objectif, le blinder jusqu’en 2030. Les discussions avancent vite, avec un salaire qui pourrait grimper à 8 millions par an.
Pour un gamin qui joue avec le calme d’un daron, c’est tout sauf choquant. Je l’ai vu faire ses premiers pas à Old Trafford, ce sang-froid hallucinant au milieu du bazar, et le surnom de « super-héros » du milieu n’est pas sorti de nulle part. Vision, récupération, intelligence de jeu… seul bémol cette saison : les pépins physiques ont un peu cassé son rythme.
Rien n’est encore signé pour autant. Les signaux sont mêlés : ses stats offensives progressent, mais son temps de jeu plafonne à cause des rotations incessantes à United, entre choix tactiques et bricolage permanent sur le banc. À Carrington, l’automne dernier, je l’ai vu charbonner comme un fou sur ses duels aériens, clairement un axe de progression qu’il a vite corrigé. Reste ce danger latent : si le dossier traîne, un gros club espagnol ou italien pourrait bien pointer le bout de son nez.
À Manchester, on le sait trop bien : les talents du cru, si tu ne les sécurises pas vite, ils finissent par filer. Mainoo incarne ce renouveau post-Fergie que le club cherche depuis des années. Là où d’autres gamins ont craqué sous la pression, lui avance tranquille, sourire en coin, ballon collé au pied. Le board joue gros. Premier indice ce week-end contre Tottenham. Et forcément, on va regarder ça de très près.
