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Klopp – Red Bull : pourquoi le divorce ?

Jürgen Klopp (Photo by Icon Sport)

Entre désillusion autrichienne et envie de sensations fortes, Jürgen Klopp semble prêt à refermer sa parenthèse administrative au sein du groupe Red Bull. Un retour sur un banc, dès cet été, n’a jamais paru aussi probable pour l’ancien maître à jouer de Liverpool.

Quand Jürgen Klopp a accepté, en janvier 2025, le poste de directeur mondial du football du groupe Red Bull, beaucoup y ont vu la première étape d’une reconversion apaisée. Après neuf années de passion et d’adrénaline à Liverpool, l’idée de prendre de la hauteur séduisait un technicien usé par la compétition. Mais un peu plus d’un an plus tard, le constat est sans appel : l’étincelle entre Klopp et le géant autrichien n’a jamais vraiment pris.

Des tensions et des résultats qui s’effritent

Selon le Salzburger Nachrichten, des dissensions seraient apparues entre l’Allemand et les dirigeants du groupe, notamment avec Oliver Mintzlaff, figure centrale de l’empire Red Bull. Officiellement, tout va bien. Officieusement, Klopp s’ennuie et Red Bull doute. Car les résultats sportifs n’aident pas à calmer les esprits.

Le RB Leipzig, dont Klopp avait validé le choix de l’entraîneur Ole Werner, reste englué à une cinquième place décevante en Bundesliga. Hors de la Ligue des champions, le club ne parvient pas à retrouver son agressivité d’antan. En Autriche, le RB Salzbourg domine toujours son championnat, mais a quitté la Ligue Europa dès les phases de groupes, sans panache. Et du côté du Paris FC, où Red Bull détient une part minoritaire, Klopp semble absent. Il n’a joué aucun rôle dans le choix d’Antoine Kombouaré, récemment nommé, alors que son réseau aurait pu ouvrir d’autres portes – notamment celles de Marco Rose ou Adi Hütter, deux hommes passés par la galaxie Red Bull.

Le banc, une tentation qui revient

Ce désintérêt alimente une conviction grandissante chez ses proches : Klopp n’est pas fait pour les bureaux. À 58 ans, l’appel du terrain le rattrape. “Il vit pour le contact humain, la sueur et la tactique, pas pour les réunions stratégiques”, glisse un proche du technicien cité par la presse allemande.

L’ancien entraîneur du Borussia Dortmund, qui affirmait vouloir “profiter de la vie” après son départ de Liverpool, aurait déjà reçu plusieurs appels discrets de clubs européens. Rien de concret pour l’instant, mais un retour sur un banc l’été prochain ne relève plus de la fiction. En Angleterre, en Espagne ou même en Italie, on guette le premier signe de disponibilité du “Normal One”.

Du côté de Red Bull, le flou commence à agacer. En interne, on évoque un possible remplaçant déjà identifié : Oliver Glasner, actuel entraîneur de Crystal Palace et natif de Salzbourg, dont le contrat s’achève en juin. Le symbole serait fort : un retour au bercail pour succéder à un Klopp en quête d’adrénaline.

Après son aventure anglaise, l’Allemand avait dit vouloir “changer de vie”. Un an plus tard, il semble prêt à admettre que le football, pour lui, ne se vit pleinement qu’à une seule place : au bord du terrain.

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