Klopp et Red Bull : la fin d’un mariage manqué ?

Selon la presse autrichienne, Jürgen Klopp pourrait quitter le groupe Red Bull dès la fin de la saison. Arrivé il y a un an avec l’ambition de révolutionner le modèle sportif du géant énergétique, l’Allemand n’aurait pas réussi à imposer sa méthode.


Un an après son retour dans les coulisses du football, Jürgen Klopp pourrait déjà plier bagage. D’après le quotidien autrichien Salzburger Nachrichten, le partenariat entre le célèbre entraîneur allemand et le groupe Red Bull toucherait à sa fin. Nommé en 2025 directeur du football pour superviser l’ensemble des clubs de la galaxie — Leipzig, Salzbourg, New York et Bragantino —, Klopp n’aurait pas obtenu les résultats escomptés, poussant la direction à envisager un changement de cap à l’issue de la saison.

L’ancien manager de Liverpool, auréolé de son statut de bâtisseur, était arrivé avec la mission de redonner un souffle commun à l’empire Red Bull. L’idée : fédérer les différentes entités sportives autour d’une même philosophie, fondée sur l’intensité, la jeunesse et le développement durable des talents. Un projet ambitieux… qui semble aujourd’hui à bout de souffle.


Un bilan en demi-teinte

Sous la supervision de Klopp, le groupe n’a pas connu la progression attendue. À Leipzig, les résultats stagnent en Bundesliga, tandis que Salzbourg a perdu de sa domination sur la scène autrichienne. Les promesses d’une synergie tactique et de transferts mieux coordonnés entre clubs n’ont pas porté les fruits espérés.

« Le développement sportif n’a pas été à la hauteur des attentes », précisent les sources du Salzburger Nachrichten. En interne, certains dirigeants jugeraient le projet trop idéalisé, trop exigeant dans sa mise en œuvre. Or, malgré un contrat courant jusqu’en 2029, la séparation serait désormais « une possibilité réelle ».

Oliver Mintzlaff, directeur général de Red Bull, affirmait encore fin 2025 dans Sport Bild que Klopp « n’avait aucune clause de sortie et restait pleinement engagé ». Mais la donne semble avoir changé : les résultats, combinés à quelques divergences stratégiques, auraient fragilisé leur relation.


Et maintenant, où ira Klopp ?

Libre de tout engagement dès cet été, Klopp pourrait redevenir l’un des hommes les plus courtisés du marché. Son agent, Marc Kosicke, avait déjà révélé en janvier que plusieurs sélections et clubs d’envergure mondiale avaient tenté de le convaincre avant son aventure avec Red Bull : les États-Unis, l’Angleterre, voire l’Allemagne — si Julian Nagelsmann n’était pas resté en poste. Même Chelsea et Manchester United auraient insisté, malgré son refus répété de revenir en Premier League.

Ceux qui espéraient voir Klopp reprendre les rênes d’un banc devraient donc de nouveau prêter attention à ses prochains pas. À 58 ans, le technicien semble pourtant plus sélectif que jamais quant à la direction que prendra sa carrière. Une chose est sûre : si l’histoire entre Klopp et Red Bull s’interrompt après un seul acte, elle laissera un goût amer, celui d’un rendez-vous manqué entre une vision ambitieuse et un modèle pas encore prêt à la suivre.