Alors que le FC Nantes lutte pour son maintien en Ligue 1, Waldemar Kita semble ouvrir la porte à une cession du club. Entre projets avortés et investisseurs étrangers en embuscade, le dossier prend une tournure décisive en ce début 2026.
Longtemps perçu comme un propriétaire accroché à son bien malgré les remous, Waldemar Kita amorce un virage stratégique. Propriétaire des Canaris depuis 2019, le dirigeant polono-finlandais a investi massivement, mais les résultats en berne et les tensions avec les supporters alimentent les rumeurs de départ. Désormais, Kita se dit « ouvert à une cession intéressante », selon des sources proches. L’objectif : récupérer plus de 100 M€ pour boucler ses comptes, tout en laissant une structure viable. Ce revirement coïncide avec le sursaut nantais : 17e avec 17 points après le 2-0 face à Le Havre, stoppant cinq défaites consécutives.
Des pistes étrangères en pole position
Le feuilleton a connu des faux départs. En octobre 2025, le Collectif Nantais – groupement d’entrepreneurs locaux rêvant d’une gouvernance citoyenne – a jeté l’éponge. Son offre à 80 M€ a été refusée par Kita, jugée trop faible. Ce camouflet ferme la piste romantique, mais ouvre la voie à des investisseurs solvables.
Des fonds saoudiens et américains discutent désormais en off depuis janvier, sans data room ni exclusivité. « Si l’offre est juste et le projet sportif solide, tout est envisageable », glisse un proche du président. Ces négociations pourraient s’accélérer fin saison, surtout si Nantes flirte avec la relégation.
Calendrier sous haute tension
À 10h32 ce jeudi, l’incertitude domine. Une blessure longue d’Ignatius Ganago (douteux pour Lille dimanche) cristallise les enjeux : 4 points d’avance sur Metz (barrages). Kita mise sur le maintien pour valoriser le club avant toute cession. Les supporters, excédés par 22 entraîneurs sous son ère, exigent des garanties. La Beaujoire retient son souffle : vente ou survie sportive d’abord ?


