Kane rejoint le club de Ronaldo, Messi, Lewandowski, Suarez, Ibrahimovic et Benzema

En atteignant le cap des 500 buts en carrière, Harry Kane s’inscrit un peu plus dans la légende des buteurs modernes. Un accomplissement qui récompense autant la continuité que la précision chirurgicale du capitaine anglais, devenu au Bayern Munich l’incarnation du buteur total.

Le football moderne adore les destins fulgurants. Mais Harry Kane, lui, a bâti sa légende dans la durée. Le week-end dernier, son doublé face au Werder Brême n’a pas seulement offert un nouveau succès au Bayern Munich : il a propulsé l’attaquant anglais dans le cercle très restreint des joueurs à avoir inscrit 500 buts en carrière. Un chiffre rond, massif, symbole de rigueur et de constance.

Une machine calibrée sur la durée

Les statistiques de Kane donnent le vertige : 500 réalisations en 743 matchs, soit une moyenne de 0,67 but par rencontre. Des chiffres qui, à eux seuls, traduisent une mécanique de précision rarement vue à ce niveau. À Tottenham, il aura marqué 280 fois en 435 apparitions, souvent dans un contexte où il devait presque tout créer lui-même. Depuis son arrivée au Bayern à l’été 2023, son efficacité a encore pris une autre dimension : déjà 126 buts en 131 rencontres, une cadence record même pour un joueur aussi constant.

Sous le maillot de l’Angleterre, il est également devenu le meilleur buteur de l’histoire des Three Lions avec 78 buts en 112 sélections. Autant dire qu’il aura marqué toutes les équipes qu’il a croisées de son empreinte, y compris durant ses premières saisons en prêt — de Leyton Orient à Leicester — où il forgeait déjà cette discipline quasi clinique devant le but.

Cette saison 2025-2026, à mi-février, Kane affiche des chiffres déconcertants : 46 buts en toutes compétitions confondues, entre le Bayern et la sélection. En Bundesliga comme en Ligue des champions, il joue avec une régularité d’horloger. Son record personnel (44 buts sur un exercice, signé en 2023-2024) paraît déjà voué à tomber, et la perspective d’atteindre les 55 ou même 60 réalisations d’ici la fin de la saison n’a plus rien d’irréaliste.

Le club des géants

Parmi les attaquants du XXIe siècle, rares sont ceux qui ont atteint la barre mythique des 500 buts. Cristiano Ronaldo (962), Lionel Messi (896), Robert Lewandowski (729), Luis Suarez (600), Zlatan Ibrahimovic (573) et Karim Benzema (517) composent ce panthéon moderne que vient désormais compléter Harry Kane. Un accomplissement d’autant plus marquant que, contrairement à la plupart de ces noms, il a longtemps évolué loin des clubs ultra-dominants.

Son passage tardif au Bayern ne fait que confirmer une vérité simple : même sans trophées majeurs, Kane a toujours tenu la cadence des plus grands. À 32 ans, il ne semble pas décidé à ralentir. Ses chiffres parlent pour lui, mais son jeu, entre puissance, intelligence et sang-froid, dit encore mieux l’essence de sa carrière : celle d’un attaquant d’exception, qui a transformé la régularité en art.