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John Textor dit tout sur les « transferts fantômes » de l’OL

John Textor (Photo by Icon Sport)

Face aux révélations embarrassantes sur les opérations de transfert entre Botafogo et l’OL, le milliardaire américain a livré sa version des faits.

Accusé d’avoir orchestré des « transferts fantômes » entre Botafogo et l’Olympique Lyonnais, John Textor est finalement sorti du silence ce jeudi soir. Dans un très long communiqué, l’ex-propriétaire de l’OL dit « rejeter catégoriquement les insinuations » publiées par L’Équipe et qualifie ces accusations de « malhonnêtes et incendiaires ». Selon lui, les opérations concernant Igor Jesus, Luiz Henrique ou encore Thiago Almada étaient « conformes aux règles FIFA » et auraient même été « particulièrement bénéfiques pour nos clubs ». Textor assure que ces mouvements, bien que réalisés sans que les joueurs portent le maillot lyonnais, auraient généré de la trésorerie pour l’OL.

L’Américain en profite pour défendre à nouveau son modèle multiclubs, affirmant qu’il a permis un échange de flux financiers positif entre Botafogo et Lyon. « Botafogo a transféré 146 millions d’euros en cash vers l’OL », précise-t-il, ajoutant que la collaboration entre les deux clubs aurait joué un rôle majeur dans la remontée lyonnaise de 2023-2024 jusqu’à l’Europe. Textor s’interroge également sur les décisions du gendarme financier français : « Comment la DNCG peut-elle imposer des sanctions rétroactives et empêcher le club d’aligner des joueurs qu’il possédait déjà ? »

Un tacle appuyé à Aulas…

Très remonté, l’homme d’affaires n’épargne ni la DNCG ni Jean-Michel Aulas, qu’il accuse d’avoir une influence persistante dans les coulisses. « Les présidents de Ligue 1, tous proches de notre ancien président de l’OL, ont exercé une pression constante pour éliminer les avantages de notre modèle multiclubs », assure-t-il, estimant que le succès express de l’OL avait dérangé. Il conclut en expliquant qu’il paie aussi son statut : « Je suis un réformateur américain dans une institution française : cela s’est-il déjà bien terminé ? »

Malgré son départ forcé cet été et la relégation administrative, Textor continue donc de défendre son management, affirmant qu’il restera convaincu que l’OL a été sanctionné pour des raisons politiques plus que financières. « La communauté lyonnaise mérite mieux, personne ne gagne à entretenir la désinformation », conclut-il.

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