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Jim Ratcliffe déclare que « le Royaume-Uni a été colonisé par les immigrés », le patron de Manchester United englué dans la polémique

Sir Jim Ratcliffe - Photo by Icon Sport

Sir Jim Ratcliffe, co-propriétaire de Manchester United, déclenche une tempête nationale en affirmant hier sur Sky News que « le Royaume-Uni a été colonisé par les immigrés ». Excuses immédiates ce matin, communiqué du club en renfort. Mais le mal est fait : à Old Trafford, on tangue plus qu’on ne joue.

Il suffit parfois d’une phrase de trop pour mettre le feu aux poudres. Jim Ratcliffe, co-propriétaire de Manchester United depuis un an à peine, s’y est brûlé les doigts. Hier, le 11 février 2026, lors d’un entretien Sky News avec le journaliste Ed Conway, le milliardaire britannique a lâché : « Le Royaume-Uni a été colonisé par les immigrés, vraiment, non ? », en pointant du doigt la hausse de la population de 58 à 70 millions et les 9 millions d’allocataires. En une nuit, la séquence a enflammé les réseaux, provoquant une avalanche de réactions outrées. Et voilà que l’histoire sportive du club se retrouve mêlée, une fois encore, à un tumulte bien plus vaste.

Car ces mots ne sont pas passés inaperçus. Sauf que, très vite, l’entourage de Ratcliffe a tenté d’arrondir les angles, parlant de propos « sortis de leur contexte ». On veut bien le croire, encore faudrait-il que le ton du patron d’INEOS en dise autrement. Sous la pression, il a fini par s’excuser publiquement ce matin, le 12 février, reconnaissant un « choix de langage » maladroit qui a offensé. Est-ce que cela suffit ? On ne sait pas encore. D’autant que dans la communauté mancunienne, très cosmopolite, le malaise est palpable, entre déception et agacement.

Manchester United, de son côté, a dégainé un communiqué sobre, presque neutre, rappelant son attachement à la diversité et à l’inclusion. Une ligne bien rodée, mais nécessaire pour tenter d’éteindre l’incendie. Et pourtant, la question reste ouverte : jusqu’où les dirigeants du club peuvent-ils être dissociés de leurs propres opinions ? Dans ce football globalisé, où l’image compte autant que le jeu, cette phrase aura peut-être plus de conséquences que ne le pense Ratcliffe. À Old Trafford, on aimerait sans doute que la prochaine polémique vienne d’un penalty litigieux plutôt que d’un micro mal maîtrisé.

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