À la veille d’un quart de finale décisif de la Coupe d’Afrique des nations, le Nigeria a frôlé l’implosion. Opposés à l’Algérie ce samedi 10 janvier à Marrakech (17 h), les Super Eagles ont longtemps laissé planer la menace d’un boycott du match. En cause : des primes impayées, un problème récurrent dans le football africain, qui a failli faire dérailler l’un des chocs les plus attendus du tournoi. C’est finalement l’intervention directe du capitaine Wilfred Ndidi qui a permis d’éviter le pire.
À quelques heures d’affronter l’Algérie en quart de finale de la Coupe d’Afrique des nations, le Nigeria s’est retrouvé au cœur d’une tempête extra-sportive. Plusieurs cadres des Super Eagles ont exprimé leur colère face au non-versement des primes promises par les instances. La tension est montée brutalement dans le groupe, au point de faire planer la menace d’un refus de déplacement vers Marrakech. Dans un tournoi où chaque détail compte, cette crise est survenue au pire moment, alors que le Nigeria montait en puissance et nourrissait de grandes ambitions continentales.
Face à l’urgence, le capitaine Wilfred Ndidi a décidé de prendre ses responsabilités. Leader respecté du vestiaire, le milieu nigérian aurait assuré à ses coéquipiers qu’il était prêt à avancer personnellement les sommes dues pour éviter le boycott. Un geste fort, symbole d’un sens aigu du collectif et d’un attachement profond au maillot. Cette sortie a eu un effet immédiat : les joueurs ont été rassurés, tandis que le gouvernement nigérian a rapidement apporté des garanties financières, mettant fin à la crise avant qu’elle ne dégénère.
Désormais, place au terrain. Samedi à 17 h, le Nigeria défiera l’Algérie dans un quart de finale explosif, chargé d’enjeux sportifs et symboliques. Pour les Super Eagles, il s’agira de transformer cette épreuve en force, de montrer que l’unité du groupe peut faire la différence face à l’adversité. Dans une CAN souvent marquée par les coulisses, le Nigeria veut rappeler que son destin se joue avant tout sur la pelouse.

