« Je n’ai jamais été prêt à partir » : Habib Beye sauve sa peau au Stade Rennais

Sous pression, l’ancien coach du Red Star sait qu’il n’aura pas le droit à l’erreur demain soir en déplacement au Stadium de Toulouse.

En grand danger après un début de saison raté, Habib Beye sera bien sur le banc du Stade Rennais ce mercredi soir à Toulouse (21h05) pour la 10e journée de Ligue 1. Alors que plusieurs médias annonçaient son départ imminent, le technicien sénégalais a confirmé en conférence de presse avoir vécu une journée « complètement folle », entre peur du licenciement et sursis inespéré.

« On est arrivé hier matin, on a entraîné l’équipe. Ce qu’il s’est passé, c’est qu’à un moment donné, ça devait s’arrêter, mais ça a continué », a raconté Beye, soulagé de pouvoir poursuivre sa mission. « Parce que des gens pensent encore qu’on a l’énergie pour changer la dynamique actuelle. Je ne travaillerai jamais dans une logique d’ultimatum. »

Une journée sous tension et un sursis inattendu

Convoqué lundi par le président Arnaud Pouille après la défaite contre Nice (1-2), l’ancien défenseur de l’OM s’attendait à être remercié. « La question s’est posée, oui. Par moments, elle a été arrêtée », a-t-il admis. « Aujourd’hui, des gens croient encore en ce qu’on veut faire au Stade Rennais ». Finalement, sa direction a choisi de le maintenir, estimant qu’il avait encore la légitimité et l’énergie nécessaires pour redresser le club.

Ce sursis n’efface cependant pas la pression. Rennes reste sur cinq matchs sans victoire, et le déplacement à Toulouse pourrait bien sceller l’avenir de Beye à la tête des Rouge et Noir.

« Je n’ai jamais été prêt à partir »

S’il sait qu’une nouvelle contre-performance pourrait lui coûter sa place, Habib Beye refuse de céder à la peur. « Dans la situation dans laquelle nous sommes, oui, il faut gagner. Mais dans ce métier, je ne vois jamais ça comme une sentence irrévocable », a-t-il insisté. « Je n’ai jamais été prêt à partir. Jamais je ne lâcherai ce poste-là, jamais je ne lâcherai ma passion qui est d’entraîner. Peu importe la pression ou les résultats, j’aime trop ce jeu et mes joueurs pour poser une démission. »

Le coach de 48 ans affirme également conserver le soutien de son vestiaire malgré la crise. « Le soutien de mes joueurs, je pense que je l’ai tout le temps. Ils ont une adhésion totale à ce qu’on veut faire. Je ne me suis jamais posé la question d’un manque d’unité. »

Un soutien fort venu d’en haut

Reconnaissant la difficulté du moment, Beye a tenu à remercier ses dirigeants, notamment François Pinault, pour leur confiance. « J’ai la chance d’avoir un propriétaire qui est une personne exceptionnelle. Il me l’a encore témoigné ce matin. Ce soutien-là est indéfectible depuis mon arrivée. »

Avant un déplacement capital à Toulouse, le technicien sénégalais sait qu’il joue gros. « On ne va pas jouer un jeu de dupes. Vous avez tous vu les informations. Ça devait s’arrêter, ça continue. Et ça continue pour une raison très précise : les dirigeants croient encore que j’ai les capacités pour faire gagner cette équipe demain. »

Rennes n’a plus gagné depuis le 14 septembre, et l’heure est désormais à la réaction. Pour Habib Beye, ce match face au Téfécé pourrait bien marquer un tournant décisif de son aventure bretonne.