Favori logique face à Bayeux en 16e de finale de Coupe de France, l’Olympique de Marseille n’aborde pourtant pas ce rendez-vous dans un climat totalement apaisé. En conférence de presse, Roberto De Zerbi a répondu sèchement aux propos de son homologue normand, rappelant que le respect n’est jamais optionnel, même face à un club amateur.
Mardi soir, Olympique de Marseille se déplacera au stade Michel-d’Ornano de Caen pour affronter Bayeux, pensionnaire de Régional 1, avec l’étiquette de grand favori. Sur le papier, l’écart est immense. Mais à la veille de ce 16e de finale de Coupe de France, c’est bien en dehors du terrain que la tension est montée d’un cran.
En cause, des propos tenus par l’entraîneur de Bayeux, Éric Fouda, qui avait laissé entendre que l’OM pouvait se permettre de faire tourner son effectif et d’aborder la rencontre comme une simple formalité. Une analyse qui n’a pas du tout été du goût de Roberto De Zerbi.
Face aux journalistes, le technicien italien n’a pas cherché à masquer son agacement. Ironique, mais ferme, De Zerbi a rappelé qu’il n’avait « besoin de conseils de personne » pour préparer son équipe et que la Coupe de France exigeait un respect total, quel que soit l’adversaire. « Si leur coach veut me donner des conseils, il peut venir à Marseille », a-t-il lancé, dans une phrase qui a immédiatement fait le tour des réseaux.
Au-delà de la pique, le message est clair : pas question pour l’OM de tomber dans la suffisance. Connu pour son exigence et son souci du détail, De Zerbi refuse l’idée d’un match gagné d’avance. Il sait aussi que la Coupe de France regorge de pièges et que le relâchement est souvent le premier pas vers l’exploit adverse.
Cette sortie médiatique ressemble donc autant à une réponse qu’à un avertissement interne. À Bayeux, l’OM jouera avec son statut, mais aussi avec un orgueil clairement piqué. Reste à savoir si cette tension verbale se traduira par une démonstration sur le terrain… ou par une soirée plus compliquée que prévu.
