« Je mourrai probablement comme Gazza » : les déclarations inquiétantes de Paul Gascoigne sur son combat contre l’alcool

Paul Gascoigne continue de livrer un combat difficile contre l’alcool, une dépendance qui le suit depuis de nombreuses années.

Dans un entretien accordé au Mirror, l’ancien milieu de terrain anglais a admis qu’il ne parviendrait sans doute jamais à s’en débarrasser. Après un passage en soins intensifs durant l’été, où il avait été retrouvé presque inconscient chez lui, « Gazza » affirme aller un peu mieux, mais reste lucide sur sa condition. « Je n’ai pas changé, je ne peux pas changer et je ne saurais pas comment changer. Je mourrai probablement comme Gazza. Mais je n’ai rien à cacher. Tout le pays sait ce que j’ai fait maintenant », confie-t-il avec franchise.

Dans les années 1990 et 2000, celui que l’on considérait comme l’un des plus grands talents de sa génération a vu sa carrière s’effriter sous le poids de ses excès. Entre soirées arrosées et addictions multiples, il a dilapidé près de 20 millions de livres, entre drogues, alcool et séjours en cure de désintoxication. Il affirme même avoir refusé un chèque de trois millions de livres offert par Robbie Williams. « Je ne me saoule pas parce que je déteste mes parents ou le public. Ce n’est pas la question. Je le fais pour le plaisir », explique-t-il. Gascoigne dit ne plus se laisser aller pendant des semaines entières lors de ses rechutes et reconnaît, avec le recul, avoir fait souffrir ses proches : « La personne que l’on blesse le plus, c’est soi-même. »

Désormais, l’ancien joueur essaie de donner un sens différent à son quotidien. Chaque week-end, il se rend à Bournemouth pour rencontrer des sans-abri et leur venir en aide. « J’essaie de faire trois bonnes actions chaque jour », dit-il, une habitude inspirée de son passage aux Alcooliques Anonymes. Il leur offre parfois un sandwich, un peu d’argent ou simplement un moment d’écoute. Malgré tout, Gascoigne semble garder une certaine paix intérieure : il admet ne jamais avoir pris soin de lui, mais affirme sans amertume avoir « eu une vie formidable », faite de voyages, de succès et d’expériences que « tout l’argent du monde » ne pourrait remplacer.