Le président de la FIFA prépare une refonte majeure du calendrier international dès 2026.
À partir de la prochaine saison, clubs et supporters devront s’adapter à une nouvelle donne : il n’y aura plus trois trêves internationales en septembre, octobre et novembre, mais seulement deux. Concrètement, la fenêtre de septembre et celle d’octobre fusionneront en un seul bloc de 16 jours, permettant la tenue de quatre matches au lieu des deux habituels. Le mois de novembre conservera, lui, sa traditionnelle fenêtre internationale.
Une décision actée dès 2022
Cette réforme était réclamée depuis longtemps par les ligues professionnelles, exaspérées par les interruptions à répétition. La FIFA a finalement donné son feu vert en 2022. Lors d’une réunion du Conseil de la FIFA organisée au Qatar, pendant le dernier Mondial, l’instance a adopté plusieurs principes stratégiques pour le calendrier international à partir de 2026 : une fenêtre unique élargie entre fin septembre et début octobre remplacera les deux actuelles. En revanche, les autres périodes — novembre, mars et juin — resteront inchangées.
Vers une mondialisation du calendrier
Gianni Infantino défend une vision claire : « une globalisation du calendrier international » et des compétitions disputées « dans des mois où l’on peut jouer partout dans le monde ». Deux orientations qui ouvrent la voie à un Mondial 2034 en Arabie saoudite, prévu… en plein hiver, à l’image de celui du Qatar en 2022.
Une surcharge inédite pour les joueurs
Mais cette réorganisation risque d’aggraver la congestion du calendrier. Avec l’arrivée du nouveau Mondial des clubs, la saison s’étire désormais jusqu’à la mi-juillet, poussant certains joueurs à disputer près de 70 matches par an, club et sélection confondus. Et Infantino n’exclut pas d’aller plus loin : il envisage un Mondial tous les deux ans, avec 48 équipes au départ.

