Le FC Barcelone est sorti de ses gonds après l’arbitrage de Martínez Munuera et les décisions controversées de la VAR lors de la demi-finale aller de la Coupe du Roi face à l’Atlético de Madrid, au Metropolitano.
Malgré une prestation nettement insuffisante sur le terrain, les Blaugrana ont quitté Madrid furieux contre le corps arbitral. L’équipe de Hansi Flick, dépassée pour la première fois depuis le match de Stamford Bridge, a subi la pression constante d’un Atlético agressif et parfaitement organisé. Les Colchoneros ont su exploiter chaque faille d’un Barça impuissant, incapable d’imposer sa maîtrise habituelle du ballon. Mais au-delà du contenu sportif, c’est bien l’arbitrage qui a marqué cette soirée brûlante à Madrid.
Dès les premières minutes, Martínez Munuera a exaspéré le banc catalan par un manque de cohérence évident dans sa gestion des fautes. Les Madrilènes ont multiplié les interventions musclées pour casser le rythme sans réelle conséquence. En première période, alors que le Barça détenait 70% de la possession et n’avait commis que quatre fautes, les hommes de Simeone en totalisaient huit – dont plusieurs grossières sur Fermín et Lamine Yamal –, sans qu’aucune sanction significative ne soit infligée. Seul Casadó, côté blaugrana, écopa d’un avertissement pour une faute tactique anodine, ce qui força Flick à le remplacer dès la 37e minute par Lewandowski.
Le moment le plus controversé survint dès le retour des vestiaires. À la 50e minute, Giuliano Simeone asséna une tacle violent sur Alejandro Balde, crampons en avant, au niveau du tibia. Une action qui, dans d’autres compétitions, aurait valu l’expulsion directe – comme celle infligée à Frenkie de Jong en Supercoupe. Cette fois, le joueur de l’Atlético ne reçut qu’un simple carton jaune, au grand désarroi des Catalans.
Quelques minutes plus tard, le VAR entra en scène. Le but de Pau Cubarsí, qui aurait pu relancer Barcelone, fut annulé après une interminable revue de sept minutes pour un supposé hors-jeu millimétrique. Le système semi-automatique SAOT connut visiblement des difficultés à déterminer la position exacte du défenseur après une déviation de Lewandowski. Les arbitres vidéo choisirent un image contestée, ignorant un possible second contact, puis confirmèrent la décision sans montrer d’autre angle. Une situation surréaliste qui poussa Frenkie de Jong à lâcher, après le match : « Si ce n’est pas une image générée par IA, alors c’est un scandale. »
La colère catalane fut encore attisée à la 71e minute, lorsqu’une obstruction évidente de Ruggeri sur Lamine Yamal dans la surface ne donna lieu à aucune intervention, ni depuis le terrain ni depuis la salle VAR. Le jeune ailier, déséquilibré sans violence excessive mais clairement empêché de poursuivre son action, ne reçut pour réponse que des gestes d’agacement de ses adversaires.
Et pour couronner le tout, le Barça termina le match à dix. Eric Garcia, d’abord sanctionné d’un carton jaune pour une faute sur Baena, vit la couleur de son avertissement changer après intervention du VAR, alors même qu’Araujo couvrait derrière. Un nouvel épisode perçu par les Catalans comme une preuve supplémentaire d’un arbitre à la sévérité sélective.
Pour Hansi Flick et ses joueurs, cette soirée au Metropolitano restera comme un condensé de frustration : un match manqué sur le plan du jeu, mais surtout marqué par un arbitrage qui, pour beaucoup, a franchi la ligne du tolérable.

