À 34 ans, Antoine Griezmann s’apprête à tourner une nouvelle page de sa carrière. L’attaquant de l’Atlético Madrid est plus que jamais proche d’un départ pour Orlando City, en MLS. Un choix entre passion et symbole, reflet d’un joueur fidèle à ses envies.
Une envie de liberté assumée
Depuis toujours, Antoine Griezmann rêve d’Amérique. De ses virées à Los Angeles lors des intersaisons à ses déclarations répétées sur la Major League Soccer, l’idée d’un dernier défi outre-Atlantique ne l’a jamais quitté. Cette fois, elle est sur le point de se concrétiser. Selon plusieurs sources proches du dossier, dont L’Équipe, le transfert vers Orlando City serait « quasiment bouclé ».
La franchise de Floride aurait déjà trouvé un terrain d’entente avec le champion du monde 2018, et il ne manquerait que quelques détails administratifs avant l’officialisation. Si tout se déroule comme prévu, le Français rejoindra la MLS avant la fermeture du mercato américain, fixée au 26 mars.
Ce départ anticipé surprend moins qu’il ne symbolise une promesse tenue. Lors de sa prolongation à l’été 2025, Griezmann avait consenti à étaler une partie de son salaire pour soulager les finances madrilènes, obtenant en échange la liberté de choisir son moment pour s’en aller. Conscient que ce jour viendrait tôt ou tard, l’Atlético ne s’y opposera sans doute pas.
Un timing qui fait débat
Reste un dilemme de taille : fallait-il partir maintenant ? Fidèle à lui-même, Griezmann n’a pas caché ses interrogations. L’Atlético est encore engagé sur plusieurs fronts – Coupe du Roi, Ligue des champions, Liga – et quitter le navire à ce moment-là n’a rien d’un geste anodin. Proche de ses coéquipiers, respecté du vestiaire, il s’interroge sur le message que ce départ pourrait envoyer.
Mais la tentation américaine est forte. Orlando City lui offre un contrat XXL et la perspective de devenir le visage d’un championnat en pleine expansion. En Floride, Griezmann retrouverait un cadre de vie plus paisible et une nouvelle scène pour prolonger son plaisir du jeu, loin de la pression constante du football européen.
Derrière les chiffres, il y a surtout une cohérence personnelle : celle d’un joueur qui, depuis ses débuts, a toujours suivi son instinct plutôt que les attentes. Après avoir marqué l’histoire en Espagne, gagné la Coupe du monde et un titre de cœur à l’Atlético, « Grizi » semble prêt à écrire son épilogue avec la même sincérité qui l’a toujours guidé.
Le dernier clin d’œil du destin pourrait survenir le 7 mars prochain, face à la Real Sociedad, son club formateur. Une soirée d’adieux toute trouvée, entre nostalgie et renaissance, avant de s’envoler vers la Floride pour vivre enfin son rêve américain.
