Alors que les Marine et Blanc luttent en National 2 avec l’ambition d’une remontée rapide, une série d’annonces sur de nouveaux investisseurs relance le suspense autour de leur avenir financier. Entre promesses politiques et intentions locales concrètes, le scapulaire navigue entre espoir et scepticisme.
Philippe Dessertine, candidat à la mairie de Bordeaux, a récemment secoué le landerneau footballistique en promettant d’attirer des “gros investisseurs” pour injecter de l’argent frais dans le FCGB. “C’est le boulot du maire de faire venir des gens qui ont envie d’aider financièrement le club”, a-t-il lancé, liant explicitement l’avenir des Girondins aux municipales à venir. Ces déclarations, datées des 17 et 21 février 2026, interviennent alors que Bordeaux pointe à la 2e place de son groupe derrière La Roche-sur-Yon, avec un rêve de National en ligne de mire. Mais le club, prudent après des épisodes de fraudes avérées, n’a pour l’instant ni confirmé ni infirmé ces intentions, rappelant sa vigilance face à des entités douteuses comme Arkin Capital LLP en février 2025.
L’ancrage local : des LOI pour consolider le projet Lopez
Plus tangiblement, trois entreprises bordelaises – Mat In Bat (Artigues-près-Bordeaux), Actéa (Talence) et VDLV (Cestas) – avaient signé des lettres d’intention dès juin 2025 pour entrer au capital et soutenir le plan de continuation de Gérard Lopez, validé par le tribunal de commerce. Ce projet, qui réduit la dette de 94 à 26 millions d’euros sur dix ans, vise un retour en Ligue 1 d’ici 2030, avec une injection initiale de 9 millions pour la saison 2025-2026. L’association Girondins Socios, en discussions avancées avec la direction depuis novembre 2025, envisage même d’utiliser son fonds de 250 000 €, un vote interne étant prévu ce mois de février 2026. Ces pistes locales pourraient enfin matérialiser l' »ancrage » tant réclamé, après des années de mirages étrangers.
Vers une relance durable ou un nouveau feuilleton ?
Malgré ces signaux positifs, rien n’est acté : les pourcentages d’entrée au capital restent flous, et le club dépend toujours de la DNCG pour valider ses comptes. Gérard Lopez, au cœur de la reconstruction, mise sur une stabilité rigoureuse pour éviter les pièges passés. Reste à voir si ces investisseurs – politiques ou privés – transformeront les Girondins en phénix bordelais, ou si le scapulaire prolongera son purgatoire en National 2. Une chose est sûre : à Bordeaux, le football rime plus que jamais avec suspense financier.
