Le LOSC et son ancien président Gérard Lopez restent sous le coup d’une enquête de la justice italienne concernant le transfert de Victor Osimhen de Lille à Naples.
L’affaire, révélée en 2024, pourrait connaître un nouvel épisode à la fin de cette année 2025. À l’époque, Aurelio De Laurentiis, président de Naples, avait été entendu par la justice italienne le 3 avril 2024 dans le cadre de soupçons de fausse comptabilité liés à l’arrivée de l’attaquant nigérian, transféré de Lille à Naples à l’été 2020.
Ce mercredi 8 octobre 2025, le quotidien italien La Repubblica a publié de nouveaux documents, notamment des écoutes téléphoniques des dirigeants, qui pourraient impliquer davantage le LOSC et Gérard Lopez, aujourd’hui à Bordeaux et critiqué pour la descente de son club jusqu’en National 2.
Selon l’enquête, Naples aurait complété le transfert d’Osimhen avec plusieurs joueurs, dont Oreste Karnezis et les jeunes Claudio Manzi, Ciro Palmieri et Luigi Liguori, pour des montants respectifs de 5, 4, 7 et 4 millions d’euros. Ces sommes, supérieures à leur valeur réelle, auraient permis au Napoli de gonfler artificiellement ses recettes. Trois des quatre joueurs n’ont jamais porté le maillot lillois, et le seul à avoir joué, Karnezis, n’a effectué qu’une apparition avant de résilier en 2022.
D’après La Repubblica, Gérard Lopez avait été alerté sur les risques de cet accord par le directeur administratif et juridique du LOSC, Julien Mordacq :
« Il est de mon devoir de vous mettre à nouveau en garde contre les risques liés à cet accord. Tout détail jugé “étrange” pourrait remettre en question l’ensemble des transactions impliquant cinq joueurs, et de véritables justifications devront être fournies. »
Du côté de Naples, les avocats du club ont réagi aux révélations : « Il n’existe aucune preuve d’un complot illicite, mais seulement la dynamique normale des négociations liées à la vente de joueurs de football, qui sont courantes et sans implication pénale. » Le club a également exprimé son étonnement face à la publication de « documents d’enquête qui auraient dû rester confidentiels ».
