Symbole du football portugais depuis plus d’un siècle, le Boavista FC traverse l’une des crises les plus graves de son histoire. Après plusieurs absences injustifiées lors de rencontres officielles, le club fondé en 1903 est désormais sous la menace d’une radiation pure et simple. L’AF Porto a confirmé que le dossier serait examiné par son Conseil de discipline, conformément à l’article 46 du règlement, qui prévoit une exclusion en cas d’absences répétées.
Cette situation alarmante plonge les supporters dans l’angoisse. Le Boavista, vainqueur du championnat portugais en 2001 et longtemps membre incontournable de la Primeira Liga, risque de disparaître pour des raisons administratives et financières. Une chute vertigineuse pour un club au riche passé, désormais paralysé par des dettes et des dysfonctionnements internes.
Au centre de cette crise, Gérard Lopez. L’homme d’affaires hispano-luxembourgeois, déjà critiqué pour ses gestions à Mouscron et Bordeaux, est une nouvelle fois pointé du doigt. Sa direction est accusée d’avoir précipité la débâcle du club. Si le Conseil de discipline ne trouve pas d’issue favorable, Boavista pourrait bientôt n’être plus qu’un souvenir douloureux du football portugais.


