Il aurait pu diriger une sélection nationale à la Coupe du monde. Il a préféré un projet de club, la boue des entraînements quotidiens et le défi d’une remontada en Ligue 1. Franck Haise n’a aucun regret, mais il lève enfin le voile sur ses hésitations.
Après son départ de l’OGC Nice, la Fédération tunisienne a frappé à sa porte pour lui confier les rênes de la sélection en vue du Mondial estival. Une offre loin d’être anodine. « J’ai hésité parce que c’est la Coupe du monde… La Tunisie est un très beau pays, j’ai un certain nombre d’amis tunisiens. C’est un pays de foot », a-t-il reconnu dans une interview accordée au média Kampo. De quoi faire tourner la tête à plus d’un technicien.
Mais plusieurs raisons l’ont finalement convaincu de décliner. D’abord, le temps : les négociations s’éternisaient. Ensuite, une question stratégique, presque existentielle pour un entraîneur soucieux de sa carrière. « Si je pars pour quelques mois avec une sélection, est-ce que derrière les clubs ne vont pas se dire que je suis en poste ? », s’est-il interrogé, craignant de disparaître des radars du football de club.
C’est finalement le Stade Rennais qui a emporté la mise. Arrivé en Bretagne il y a deux mois, l’ancien technicien du RC Lens a déjà imprimé sa marque : les Rouge et Noir ont relancé leur saison et pointent désormais dans la course à la Ligue des Champions, un exploit que peu anticipaient à son arrivée.
Quant à la Tunisie, Haise suivra son parcours mondial avec bienveillance, depuis son banc rennais. « Peut-être qu’il y aura une autre chance une autre fois », glisse-t-il, sans amertume. Sabri Lamouchi, lui, héritera de ce beau défi cet été.
