A l’occasion de la journée internationale des droits des femmes, vendredi 8 mars, et pour tout le week-end, le football féminin sera mis en avant. A trois mois du coup d’envoi de la Coupe du monde féminine en France (7 juin- 7 juillet) les clubs professionnels français s’engagent dans la promotion du football féminin.

Ce week-end, en marge de la Journée internationale des droits des femmes , les 28es journées de Ligue 1 et de Ligue 2 vont servir à symboliser « l’engagement du monde professionnel masculin en direction du football féminin », selon Nathalie Boy de la Tour, la présidente de la LFP. Parmi les 80 actions mises en place, les spectateurs des stades pourront voir un clip pour la promotion du Mondial diffusé sur les écrans géants des stades. Des jeunes filles tiendront les rôles d’« escorts kids » et de ramasseuses de balles durant les rencontres du week-end. Ettie, la mascotte de la Coupe du monde, sera également mise à contribution puisqu’elle sera présente sur plusieurs matches : Paris FC-Niort (vendredi 8 mars à 20 heures), Strasbourg-OL (samedi 9 mars à 17 heures), Monaco- Bordeaux (samedi 9 mars à 20 heures) et Rennes-Caen (dimanche 10 mars à 17 heures). Béziers offrira un accès gratuit à toutes les femmes qui viendront assister à la rencontre face au Havre vendredi. A Nancy, le club a invité toutes les équipes féminines de Lorraine à assister à la rencontre face au FC Lorient. Une quarantaine d’équipes soit près de 400 footballeuses seront donc présentes vendredi soir dans les tribunes. « On a besoin des clubs professionnels pour le développement du football féminin », souligne Brigitte Henriques, vice-présidente de la Fédération française et du comité d’organisation du Mondial. Le succès de l’équipe de France au Mondial russe a fait grimper le nombre de licenciées à 179.000. L’objectif de la FFF est d’atteindre la barre des 200.000 d’ici la Coupe du monde puis d’arriver à 250.000 à terme.

« L’engouement pour le foot se développe chez les femmes, mais il faut encore aller plus loin, a estimé Nathalie Boy de la Tour. Il faut aller chercher les femmes, qui ne représentent que 20 % des personnes présentes dans les stades. On veut attirer ce nouveau public crucial pour nous. » Sur les 40 pensionnaires de Ligue 1 et de Ligue 2, 36 possèdent une section féminine.