Malgré un niveau record dans la vente de joueurs, le bilan cumulé des clubs de Ligue 1 et de Ligue 2 laisse apparaître des pertes très importantes au 30 juin 2018 selon le rapport annuel publié par la DNCG pour la saison 2017-2018. Globalement, le football professionnel français affiche une perte de – 176 M€ (contre – 101 M€ en 2016-2017).

Le rapport de la Direction nationale du contrôle de gestion (DNCG) montre en effet que le résultat net cumulé des deux divisions est le pire depuis dix ans. Pourtant, 15 clubs de Ligue 1 (contre 13 lors de la saison précédente) et 14 clubs de Ligue 2 affichent des résultats nets bénéficiaires. Le meilleur élève est le Paris Saint-Germain, avec un bénéfice de plus de 31 M€, suivi par Angers (+11,529 M€) et Lyon (+7,982 M€). Dans la catégorie des mauvais élèves, la palme revient à Lille, qui présente un déficit de près de 142 M€ (pour lequel le club vient de procéder à une augmentation de capital afin de reconstituer la situation nette et ainsi présenter des comptes équilibrés, ndlr) tandis que l’Olympique de Marseille a perdu plus de 78 M€.

Paradoxalement, le chiffre d’affaires continue d’augmenter à 2,836 milliards d’euros, en hausse de 31 %, et un bénéfice opérationnel de +161 M€ contre une perte de 32 M€ lors de la saison précédente. La DNCG explique que le marché des transferts a une nouvelle fois porté boheur aux clubs avec un montant record de 929 M€ de plus-values liées aux transferts de joueurs (contre 302 M€ en 2016-2017). La Ligue 1 contribue à hauteur de 840 M€ à la formation de ce résultat, soit l’équivalent de 50 % du chiffre d’affaires hors mutations. La dynamique commerciale des clubs se confirme à travers des produits d’exploitation en hausse de 2 % par rapport à 2016-2017, s’établissant à 1 907 M€. Toutefois, « les données collectées font apparaître une augmentation marquée des coûts (y compris masse salariale) qui s’établissent à 2 675 M€, en hausse de 22 %, et qui résultent des investissements importants réalisés par certains clubs lors du dernier mercato ».

EVOLUTION DE LA BALANCE DES TRANSFERTS EN L1