Le 22 mai 2026, Nice et Lens s’affrontent pour la finale de la Coupe de France au Stade de France. Mais pour des milliers de supporters niçois et lensois, rejoindre Saint-Denis relève déjà du parcours du combattant. En cause : des travaux majeurs sur les lignes B et D du RER, programmés ce week-end de Pentecôte. Une situation explosive qui pousse la FFF à tirer la sonnette d’alarme — sans succès pour l’instant.
La colère gronde dans les travées numériques des supporters de l’OGC Nice et du RC Lens. Sur les forums et les réseaux sociaux, le sentiment est le même des deux côtés : celui d’être délibérément empêchés de rejoindre la capitale pour la plus belle soirée de la saison. En cause, des travaux de maintenance du Grand Paris Express programmés sur les lignes B et D du RER pendant le week-end de la Pentecôte — soit exactement les jours entourant la finale du vendredi 22 mai à 21h00. Des chantiers planifiés bien avant que Nice et Lens ne se qualifient, certes, mais dont les conséquences concrètes sont dévastatrices pour des milliers de fans venus de province, totalement dépendants des transports en commun pour accéder au Stade de France.
La FFF, elle, n’a pas attendu pour agir. Dès octobre 2025, Philippe Diallo, président de l’instance, avait anticipé le problème et écrit directement à Marina Ferrari, ministre des Sports, pour demander le report de ces travaux. Sans succès à ce stade. Face à l’enlisement, la Fédération a même évoqué l’hypothèse d’un déplacement de la finale dans un autre stade — une option radicale qui témoigne de l’ampleur des inquiétudes. Car l’accessibilité du Stade de France est structurellement liée aux lignes B et D du RER : sans elles, c’est toute la logistique de l’événement qui s’effondre, pour les 80 000 spectateurs attendus comme pour les milliers de supporters sans billet qui espèrent vivre la fête autour de l’enceinte.
À moins de dix jours de l’événement, l’incertitude demeure totale. Les fans lensois, habitués aux déplacements massifs et aux trains bondés depuis le Nord, et les supporters niçois, contraints à plusieurs heures de route ou de rail depuis la Côte d’Azur, partagent la même frustration : pourquoi organiser une finale nationale un vendredi soir de Pentecôte, en plein chaos ferroviaire ? La question, légitime, commence à dépasser les cercles supporters pour atteindre les élus locaux et les médias nationaux. La balle est désormais dans le camp des pouvoirs publics. Et le temps presse.

